Profitons-en responsablement!

Sans titre

La Classique internationale de canots qui se déroulera en Mauricie au début du mois de septembre est un événement majeur pour la région, puisqu’on parle entre autres ici de 300 athlètes et de 65 000 spectateurs qui y participeront. Je répète, 65 000 spectateurs! Vite comme ça, pouvez-vous juste imaginer ce que ça peut représenter en quantité de verres de bière, en plastique, en bouffe ingurgitée, etc.? Évidemment, c’est positif pour l’économie locale, me direz-vous. C’est vrai, mais n’oubliez pas d’avoir une petite pensée pour Dame Nature qui peut ressortir fripée de l’aventure! Et ce n’est pas tout : la Classique, c’est aussi des festivités culturelles et sportives à différents endroits en bordure de la majestueuse rivière Saint-Maurice entre La Tuque, Shawinigan et Trois-Rivières. Impressionnant, vu de même, vous ne trouvez pas?

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Tassez-vous de là, ça va ramer, ça va pagayer, ça va boire et manger, ça va célébrer en masse en Mauricie en septembre! Ok, là j’avoue que la conseillère en développement durable en moi est soudainement victime d’une petite déformation professionnelle. Elle (la déformation) me frappe à coup de rame, sournoisement, dans mon angle mort côté droit… Mon dieu, qu’en est-il de l’impact d’un événement de cette envergure? A-t-on un souci de l’organiser de façon écoresponsable? Ouf… Oui! Je le constate en parcourant le site de La Classique et je suis bien « pluggée » avec une amie qui y travaille. 🙂

Simplement, pour que tout le monde me suive dans mon histoire de déformation professionnelle, j’aimerais rappeler qu’un événement écoresponsable s’inscrit dans une démarche de développement durable à toutes les étapes de son organisation. Ainsi, il vise à :

  • Réduire les impacts négatifs de l’événement, notamment sur l’environnement (ex. : réduction des matières résiduelles générées, des gaz à effet de serre (GES) émis, des ressources naturelles consommées, etc.);
  • Augmenter les répercussions positives de l’événement (ex. : commerce local ou équitable, entreprises d’insertion locale, éducation, réseautage, etc.)

Et c’est là que la déformation professionnelle refait surface (conseillère en développement durable, sort de ce corps!) Cette fois, elle le fait tout aussi sournoisement, mais sur ma tempe côté gauche! Quel est le rôle des participants dans cette histoire d’écoresponsabilité? D’abord, ont-ils un rôle? Eh bien oui, ils en ont un, et ce rôle est MAJEUR. Je m’explique : rappelons qu’un événement écoresponsable doit réduire les impacts négatifs de l’événement (surtout environnementaux) et augmenter ses répercussions positives (sur l’économie locale notamment). Ainsi, l’organisateur d’un événement écoresponsable mettra en place plusieurs gestes en ce sens. Par exemple, il pourrait sélectionner des fournisseurs de biens et services locaux, mettre en place un système de gestion efficace des matières (compostage, récupération et déchets ultimes) et inciter les participants à covoiturer.

Mais voilà (et si vous avez une chose à retenir, c’est ici que ça se passe), pour assurer le succès de la démarche écoresponsable, l’ensemble des acteurs doit s’impliquer. Cela comprend évidemment les athlètes, les spectateurs, les bénévoles… Chacun peut et doit faire sa part. Et ça n’a pas besoin d’être compliqué. Je vais vous donner certaines pistes :

  • Faites du covoiturage;
  • Apportez bouteille d’eau et tasse réutilisables;
  • Si vous logez à l’hôtel, demandez à ce qu’on ne lave pas vos serviettes à tous les jours et vérifiez la présence d’un bac de récupération dans votre chambre;
  • Parcourez les commerces locaux de la Mauricie;
  • Récupérez ce que vous ne pouvez pas réutiliser;
  • Consommez selon vos véritables besoins… Il faut savoir résister à la consommation impulsive qui peut soudainement s’éveiller en vous…;
  • Remerciez les bénévoles (je vous rappelle qu’il y a un aspect social très important au développement durable);
  • Prenez un autre engagement écoresponsable lors de votre participation à la Classique!

Avez-vous d’autres idées? Si oui, n’hésitez pas à commenter!

Bon. Et bien, il me reste à conclure et je le ferai de la façon suivante : ramez chers athlètes, ramez en ayant conscience que l’eau que vous parcourez est une ressource privilégiée! Festoyez chers spectateurs! Faites-le dans le respect de l’environnement physique et social qui vous entoure. Nous avons de la chance en Mauricie; la nature est magnifique et sera omniprésente dans le cadre de la Classique internationale de canots. Alors, profitons-en responsablement! Ce n’est pas sorcier et chaque petit geste compte!

Marie-Pier Bédard

Jouer dans le courant sur la rivière St-Maurice

Photo rapide des hàtres - crÇdit photo inconnu

Connaissez-vous bien la rivière St-Mauricie et tous ses attraits? Saviez-vous que l’on peut y pratiquer des sports en eau vive? Si pour certains, comme les canotiers, les rapides sont synonymes de portages, pour d’autres, ils deviennent source de plaisir infinie. Petit topo sur ce sport méconnu, le kayak d’eau vive.

Peut-être les avez-vous déjà croisés, ces passionnés d’eau vive qui s’adonnent à des manœuvres extrêmes près de chez vous? En effet, Shawinigan offre aux kayakistes un rapide à quelques minutes seulement du centre-ville. Situé entre le secteur Grand-Mère et Shawinigan-Sud : le rapide des Hêtres. Il nous offre un site exceptionnel pour s’adonner au kayak de type freestyle. Celui-ci consiste à surfer des vagues et des rouleaux dans le rapide. Les pagayeurs les plus aguerris pourront même effectuer des figures défiant la gravité. Je vous garantis des sensations fortes, une bonne dose d’adrénaline et un rafraîchissement instantané!

Rapide des hàtres kayak - crÇdit photo -AdrÇnergie

Découvrir l’eau vive en sécurité, un aspect primordial pour le sport   

Afin de pratiquer le sport en toute sécurité, il est primordial de suivre certaines règles de base. Tout d’abord, afin de tenter une première expérience en eau vive, il est recommandé de suivre un cours d’initiation afin de bien encadrer les sorties, de connaître les manœuvres de base et l’équipement minimal requis. Évidemment, il vous faudra porter un casque pour éviter les impacts et une veste de flottaison individuelle (VFI).

En Mauricie, Adrénergie (www.adrenergie.com) propose des cours d’initiation au kayak d’eau vive sur la rivière Saint-Maurice ainsi que le Centre d’Aventure Mattawin (www.centredaventuremattawin.ca) sur la rivière Mattawin.

Plusieurs écoles ailleurs au Québec sont également disponibles pour vous initier. Je vous invite à visiter le site internet de la fédération de canoë-kayak afin d’en apprendre davantage sur les cours disponibles. http://federationkayak.qc.ca

Si les kayakistes doivent être prudents, il va de même pour les plaisanciers en embarcations à moteur. À l’approche du rapide des Hêtres, attention aux kayakistes. Bien que nous soyons souvent habillés de couleurs vives et munis de sifflets afin de signifier notre présence, n’oubliez pas de signifier la vôtre également en établissant un contact visuel avant de vous engager. Quelques fois, les rouleaux sont profonds et ne permettent pas au kayakiste de voir arriver les embarcations. Partagez ainsi la rivière en toute sécurité!

 Sentier ile melleville2 - CrÇdit photo M-M Beaudoin

Une rivière accessible pour tous

Par ailleurs, pour les gens qui aimeraient tout simplement profiter de la rivière Saint-Maurice pour s’y tremper les pieds dans le calme, sachez qu’il est possible de le faire et que Shawinigan met à votre disposition une multitude d’accès à l’eau gratuitement.  http://www.shawinigan.ca/Ville/carte-interactive_163.html

N’oubliez pas, la rivière n’est pas un lac. Elle comporte des courants, des rapides et il est essentiel de porter une VFI pour s’adonner à vos sports de façon sécuritaire. Au plaisir de vous croiser sur la rivière!

Marie-Michelle Beaudoin

Une histoire aussi fantastique qu’improbable

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© Photo jeanrou@coopcscf.com La rivière Saint-Maurice, à partir du barrage La Gabelle. Consultée sur : http://www.lhebdodustmaurice.com/Culture/2012-04-23/article-2961379/Immortalisez-votre-cours-d&rsquoeau/1

La Tuque, septembre 1934. Un petit groupe d’hommes irréductibles, téméraires et ambitieux s’apprête à dévaler la majestueuse rivière Saint-Mauricie, la Tapiskwan Sipi, sur un parcours hostile de 200 km les menant aux Trois-Rivières. Ces hommes de fer sont sur le point d’écrire l’histoire. Mais, ils ne le savent pas encore. Ils ignorent qu’ils tracent, à chaque coup de pagaie, les premiers vers d’une tradition.  Armés de leurs outils de bois, coincés dans leurs canots lourds et mal adaptés à ce genre d’expédition, ils s’élancent dans le défi comme on entre dans un vaste tunnel obscur. L’épreuve fera appel à leur force physique et interpellera jusqu’au plus profond d’eux-mêmes les ressources les plus insoupçonnées. L’aventure romanesque à laquelle ils participent couronnera Jos « Bin » Lachance et Victor Gélinas à titre de premiers rois légitimes de ce qui allait devenir la Classique internationale de canots de la Mauricie.

Quatre-vingt-trois ans plus tard, c’est avec la fierté et l’orgueil de ces premiers combattants que les athlètes, hommes et femmes, de partout au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Amérique centrale, s’investissent de la noble mission de vaincre la peur et la douleur pour s’ancrer dans la tradition du marathon nautique.

La Classique internationale de canots de la Mauricie a pour mission de célébrer la région mauricienne dans une compétition qui met évidemment en valeur les talents et les efforts des athlètes autour d’une fête culturelle et sportive qui ambitionne de faire se rassembler toutes les communautés qui donnent vie aux villes et villages qui bordent la majestueuse.  Au fil du temps, la Classique s’est énoncée comme le seul événement véritablement régional, du nord au sud de la Mauricie.

Toute l’équipe de la Classique est à pied d’œuvre afin d’honorer cette tradition dans un élan moderne inspiré par les principes de la professionnalisation, de la saine gestion et du développement durable.  Petite aventure communautaire au départ, la Classique est devenue la pierre angulaire de la Triple Couronne en compétition de canots long parcours. Plusieurs changements ont marqué l’histoire de la Classique, dont les plus récents ont permis d’accueillir les kayakistes (K1, K2) et les athlètes du rabaska (R9), avec la même volonté de célébrer le sport nautique et le parcours maritime qui sillonne la Mauricie.

En 2016, la Classique internationale de canots de la Mauricie compte sur plus d’un millier d’athlètes, des dizaines de partenaires publics et privés prestigieux sur l’ensemble du territoire, une équipe permanente compétente, dynamique et stable, plus d’une centaine de bénévoles fidèles et dévoués et un conseil d’administration ambitieux et tourné vers l’avenir.

La force de Jos Bin a transcendé l’Histoire qui donne aujourd’hui à voir les horizons les plus improbables. Rêver mieux, c’est Classique!

 

Yvon Laplante

Président, La Classique internationale de canots de la Mauricie

Yvon Laplante

Profil de blogueur : Vincent Cloutier-Naud

Vincent Cloutier-Naud

Que faites-vous dans la vie?

Je travaille en marketing Web à mon compte en plus de tenir une boutique en ligne (boutiqueartinca.com). Et je suis junkie de la rame.

Quel est votre champ d’écriture dans le blogue?

Je me passionne des sports de rame… été comme hiver. Je pratique le canot (plaisance), rabaska (mon équipe : rabaskarichelieu.com) et le canot à glace.

Pour vous la Classique, c’est …?

J’ai grandi à Shawinigan. Je regardais les canotiers compléter la course en me disant : c’est surhumain compléter ça… eh bien, j’ai complètement envie de pouvoir le faire!

 

Profil de blogueuse : Catherine Lajoie

Catherine Lajoie

Que faites-vous dans la vie ?

Je suis agente de projets en entrepreneuriat au Carrefour jeunesse-emploi Trois-Rivières/MRC des Chenaux et une passionnée de course à pied.

Quel est votre champ d’écriture dans le blogue ? 

Au fil de mes articles, je vous parlerai de motivation, de passion et de persévérance pour le sport. Je  vous ferai également découvrir les beautés de la Mauricie où il est agréable de pratiquer tous sports confondus.

Pour vous la Classique, c’est …?

Native de Shawinigan, la Classique internationale de canots représente pour moi une fête sportive dont nous pouvons être fiers de célébrer annuellement. Une belle réussite pour les gens de chez nous.

Profil de blogueuse : Jackie Lapointe-Limoges

Jackie Lapointe-Limoges

Que faites-vous dans la vie? 

Je termine mon baccalauréat en Communication sociale en avril prochain. Je suis présentement en stage à la Classique internationale de canots de la Mauricie.

Quel est votre champs d’écriture dans ce blogue? 

Je partagerai mes connaissances sur le sport en général et je parlerai de mon expérience en tant que stagiaire à la Classique de canots.

Pour vous la Classique c’est …? 

Une manière de célébrer notre histoire, notre rivière et notre belle région qu’est la Mauricie. L’événement est rassembleur et perdure depuis tellement d’années, ça en est touchant!

Profil de blogueuse : Isabelle Bordeleau

Isabelle Bordeleau

Que faites-vous dans la vie? 

Je suis agente de développement du territoire à la MRC de Maskinongé.

Quel est votre champs d’écriture dans ce blogue? 

Je traiterai de la rivière Saint-Maurice et du fait qu’elle est un énorme terrain de jeu et un repère.

Pour vous la Classique c’est …? 

Pour moi la Classique c’est une grande fête qui célèbre la persévérance et le courage!

Profil de blogueur : Dominic Thibault

Dominic Thibault

Que faites-vous dans la vie? 

Je suis kinésiologue au CLSC-du-Centre-de-la-Mauricie et directeur de compétition à la Classique internationale de canots de la Mauricie à laquelle j’ai déjà participé en tant que canotier.

Quel est votre champs d’écriture dans ce blogue? 

Je peux porter plusieurs chapeaux : spécialiste de l’activité physique, canotier et directeur de compétition. Je peux donc amener plusieurs points de vue sur le canot et les sujets reliés.

Pour vous la Classique c’est …? 

J’ai eu la chance d’avoir deux visions particulières de la Classique, soient la vision d’athlète et la vision d’organisateur.

Tout d’abord, en tant qu’athlète, c’est l’événement qui m’a appris l’importance de travailler son mental en repoussant les limites de l’inconfort.

En tant qu’organisateur, je crois que c’est l’événement idéal pour rassembler toute une région et faire connecter la population avec la rivière en plus de développer la relève et promouvoir les saines habitudes de vie.

Profil de blogueuse : Sabrina Cholette

Sabrina Cholette

Que faites-vous dans la vie ? 

Je suis conseillère en développement durable pour la SADC de la Vallée de la Batiscan.

Quel est votre champs d’écriture dans ce blogue ? 

Mon article traitera du développement durable.

Pour vous la Classique c’est … ? 

Une bonne et belle façon de célébrer notre histoire et notre rivière.