Une joyeuse épopée en eau vive! C’est Classique.

Le printemps entreprend de se montrer le bout du nez. Lentement, au rythme où la sève monte dans la noblesse de la forêt mauricienne, les valeureux canotiers visualisent avec l’anxiété du guerrier les premières sorties sur l’eau. Après plusieurs heures passées en gymnase, ils s’affairent à tout mettre en œuvre pour célébrer, un coup de pagaie à la fois, le destin inéluctable du marathonien.

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La route sera longue, sinueuse et parsemée de professions de foi toujours à renouveler. La motivation s’érige sur le courage, la répétition et l’extraordinaire carburant que procure la satisfaction de l’atteinte de l’objectif ultime. La force de caractère se construit seule ou en équipe pour donner vie à cet innommable sentiment du devoir accompli : « Fais ce que dois ». L’aventure de la Classique s’étend toute l’année durant. Elle s’incarne et s’enracine dans la mémoire corporelle des répétitions de mouvements qui donnent à voir une fusion téméraire avec la majestueuse rivière Saint-Maurice.

Pendant ce temps, l’équipe de la Classique traverse d’autres rives, confirmant les partenaires, recrutant les bénévoles, rassemblant les communautés, planifiant au quart de tour les menus détails que d’aucuns verront. Car, pour l’équipe de la permanence, le défi de la Classique se dresse sous les eaux vives. Là où les courants se perçoivent à peine. Là où le creuset des tourbillons apparait imperceptible. Elle s’acharne à conjuguer l’événement au temps présent dans le sillon respectueux de la tradition presque centenaire. Toute l’équipe de la Classique vit son marathon. Dans la préparation, à travers les espérances du succès, dans l’évitement des remous, une rencontre à la fois. Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit. De la rencontre de l’Autre, l’athlète, le bénévole, le partenaire, le supporter, l’amateur et le citoyen, autour d’une raison d’être qui s’écrit à l’encre de la solidarité. La Classique n’est pas qu’une compétition de canot marathon en eau vive. Elle est une occasion régionale de dépassement international.

Je salue les athlètes, les collaborateurs, les travailleurs et les bénévoles. Votre action commune est aussi vénérable que la rivière que l’on s’apprête à célébrer.

Yvon Laplante

Une histoire aussi fantastique qu’improbable

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© Photo jeanrou@coopcscf.com La rivière Saint-Maurice, à partir du barrage La Gabelle. Consultée sur : http://www.lhebdodustmaurice.com/Culture/2012-04-23/article-2961379/Immortalisez-votre-cours-d&rsquoeau/1

La Tuque, septembre 1934. Un petit groupe d’hommes irréductibles, téméraires et ambitieux s’apprête à dévaler la majestueuse rivière Saint-Mauricie, la Tapiskwan Sipi, sur un parcours hostile de 200 km les menant aux Trois-Rivières. Ces hommes de fer sont sur le point d’écrire l’histoire. Mais, ils ne le savent pas encore. Ils ignorent qu’ils tracent, à chaque coup de pagaie, les premiers vers d’une tradition.  Armés de leurs outils de bois, coincés dans leurs canots lourds et mal adaptés à ce genre d’expédition, ils s’élancent dans le défi comme on entre dans un vaste tunnel obscur. L’épreuve fera appel à leur force physique et interpellera jusqu’au plus profond d’eux-mêmes les ressources les plus insoupçonnées. L’aventure romanesque à laquelle ils participent couronnera Jos « Bin » Lachance et Victor Gélinas à titre de premiers rois légitimes de ce qui allait devenir la Classique internationale de canots de la Mauricie.

Quatre-vingt-trois ans plus tard, c’est avec la fierté et l’orgueil de ces premiers combattants que les athlètes, hommes et femmes, de partout au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Amérique centrale, s’investissent de la noble mission de vaincre la peur et la douleur pour s’ancrer dans la tradition du marathon nautique.

La Classique internationale de canots de la Mauricie a pour mission de célébrer la région mauricienne dans une compétition qui met évidemment en valeur les talents et les efforts des athlètes autour d’une fête culturelle et sportive qui ambitionne de faire se rassembler toutes les communautés qui donnent vie aux villes et villages qui bordent la majestueuse.  Au fil du temps, la Classique s’est énoncée comme le seul événement véritablement régional, du nord au sud de la Mauricie.

Toute l’équipe de la Classique est à pied d’œuvre afin d’honorer cette tradition dans un élan moderne inspiré par les principes de la professionnalisation, de la saine gestion et du développement durable.  Petite aventure communautaire au départ, la Classique est devenue la pierre angulaire de la Triple Couronne en compétition de canots long parcours. Plusieurs changements ont marqué l’histoire de la Classique, dont les plus récents ont permis d’accueillir les kayakistes (K1, K2) et les athlètes du rabaska (R9), avec la même volonté de célébrer le sport nautique et le parcours maritime qui sillonne la Mauricie.

En 2016, la Classique internationale de canots de la Mauricie compte sur plus d’un millier d’athlètes, des dizaines de partenaires publics et privés prestigieux sur l’ensemble du territoire, une équipe permanente compétente, dynamique et stable, plus d’une centaine de bénévoles fidèles et dévoués et un conseil d’administration ambitieux et tourné vers l’avenir.

La force de Jos Bin a transcendé l’Histoire qui donne aujourd’hui à voir les horizons les plus improbables. Rêver mieux, c’est Classique!

 

Yvon Laplante

Président, La Classique internationale de canots de la Mauricie

Yvon Laplante

Profil de blogueur : Yvon Laplante

Yvon Laplante

Que faites-vous dans la vie ?

Je suis Président du conseil d’administration de la Classique internationale de canots de la Mauricie. 

 

Quelle est votre champs d’écriture dans le blogue ?

Je traiterai de tous les enjeux, présents et passés, entourant la Classique.

 

Pour vous la Classique c’est … ?

L’élan d’une tradition qui rassemble.