Ode au K2

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Ce jour-là, j’ai été envahi d’une volonté à tout casser. Le genre de volonté qui m’aurait empêché de lâcher le gym après seulement 3 semaines. 3 semaines, JE SAIS. Ma motivation m’a fui comme la peste, puis j’ai acheté un abonnement d’un an. Ça fait que ce jour-là, j’ai appelé des copains et on est allés en kayak jusqu’aux chutes Waber au parc national de la Mauricie.

 Entre vous et moi, qu’on se le dise, je suis plus squelettique qu’athlétique. Pour m’aider à survivre les quelques kilomètres menant à l’apogée d’une beauté de la nature, les chutes Waber, mon amie et moi avons décidé de prendre un kayak K2. Mauvaise idée. Un kayak double c’est un peu comme un vélo tandem : le premier travaille corps et âme pour avancer et l’autre s’occupe de…pas grand chose. Le premier, c’était moi. Si le découragement avait un visage, il aurait probablement le mien. Celui d’un homme épuisé, fatigué et prêt à donner sa vie pour un moteur deux-temps.

Je ne sais pas si vous avez déjà regardé un duo de kayakistes dans leur embarcation, mais c’est splendide. Les pagaies parfaitement synchronisées, repoussant l’eau pour se propulser vers l’avant, illustrent toute la grâce qu’un aviron de fibre de carbone peut contenir. Oui, ça peut être gracieux du carbone. Les deux athlètes terminent chaque mouvement avec précision et synchronisme comme s’ils étaient pris dans une danse. Le mariage irréprochable d’un athlète et son sport. La pagaie et la main sont fusionnées de façon à ce que toute la fluidité du coup d’aviron éblouisse le spectateur. De l’art visuel pur et dur.

Si seulement ça avait été nous.

De la fluidité? C’est quoi ça?

On a tourné en rond pendant une bonne quinzaine de minutes avant de trouver comment avancer convenablement. Le point positif c’est que nous avons pu voir le paysage du parc national en 360 degrés. C’est très beau. Je vous jure. Un aussi beau paysage, une aussi belle vue en Mauricie, il faut en profiter!

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Je vous rassure, nous sommes finalement arrivées aux chutes Waber où nous avons fait un pique-nique et profité du soleil. Un travail acharné pour arriver à la quintessence du bonheur : un moment parfait avec ses amis.

Après cette journée, j’ai développé une admiration sans bornes envers les kayakistes. Ils ont tout mon respect.

Pour ma part, du k2 je n’en ai jamais refait.

Du K quoi? Jamais entendu parler.

Carl Milette

Profil de blogueur : Carl Milette

Carl Milette

Que faites vous dans la vie ?

Je suis un étudiant de 3e année en communication à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Cet été, je travaille aux communications de la Classique internationale de canots de la Mauricie et j’aime bien ça. Sinon, avant d’arriver à la Classique j’ai fait de très bons lattés au Café Morgane pendant plus de trois ans.  C’EST PARTI !

Quelle est votre champ d’écriture dans le blogue ?

J’ai un style d’écriture qui permet de vulgariser les choses. J’écris comme on parle dans la vie de tous les jours. Dans mes articles, vous pourrez y retrouver des sujets tels que la région de la Mauricie en général, les attraits touristiques incontournables et quelques expériences personnelles concernant les activités nautiques.

Pour vous la Classique c’est … ?

Pour moi, la Classique c’est un terrain de jeu et d’apprentissage incroyable pour ce qui a trait aux communications. C’est aussi un événement familial, rassembleur et sportif qui permet de mettre de l’avant notre merveilleuse région de la Mauricie et ce, depuis 83 ans.