Quand le décor inspire l’écoresponsabilité

Notre région est magnifique. L’été chaud et beau qui bat encore son plein nous a permis de bien en profiter. Avec ses rivières, ses lacs, ses forêts, la Mauricie en inspire plusieurs pour sa nature et son aspect « sauvage ». Il n’est pas surprenant que la Classique internationale de canots s’insère dans ce décor. Après tout, le canot, c’est aussi notre histoire, notre patrimoine. Ceci dit, force est d’admettre que la Classique ne serait pas la Classique sans cet environnement légendaire.

Il peut donc sembler évident que le développement durable fasse naturellement partie des valeurs de l’organisation. Détruire l’environnement duquel dépend l’événement frôlerait l’indécence. Or, rappelons que 65 000 visiteurs qui débarquent pendant 4 jours, c’est toute une gestion! Il faut penser et encadrer leur hébergement, leur alimentation, leur déplacement, leurs matières résiduelles, leur information, leur divertissement…  Devant un tel défi, facile d’abdiquer tout de suite et de se dire que le plus simple sera le mieux. Surtout quand on se fait répéter que le développement durable « c’est trop compliqué » ou encore que « ça coûte trop cher ».

Mais quant à faire, pourquoi ne pas bien faire?

Lorsqu’on organise un événement, on doit toujours penser à 6 volets : le lieu, la nourriture, le transport, la gestion des matières résiduelles, la communication et les cadeaux. Ma devise : quant à y réfléchir, pourquoi ne pas bien y réfléchir? Vous pourriez être surpris des impacts économiques et sociaux positifs que peut avoir la minimisation des impacts environnementaux négatifs. Rendre un événement plus écoresponsable, ce n’est pas nécessairement faire plus, mais c’est faire différemment.

Voici comment et pourquoi vous devriez penser au développement durable lorsque vous organisez votre événement :

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Sabrina Cholette

La compétition, l’étape la plus facile

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Plusieurs seront surpris de cette affirmation, mais c’est pourtant le cas, car le chemin pour s’y rendre est d’autant plus difficile et nécessite un travail acharné. Personne ne peut prétendre pouvoir parcourir les 200km en 3 jours de la Classique sans y être préparé adéquatement. Les athlètes que vous allez voir compétitionner d’ici quelques jours ont passés au travers un long processus.

Vous savez, chaque jour mon travail consiste à convaincre et outiller les gens d’adopter un mode de vie physiquement actif. Que se soit pour perdre du poids, acquérir de nouvelles habiletés, avoir une meilleure santé ou augmenter leur capacité. Bref, toutes les raisons sont bonnes pour s’activer. Vous vous demandez ou je m’en vais avec ça ? C’est que ces gens que je côtoie chaque jour ne sont pas différents des athlètes que vous allez voir à la Classique. Ils doivent tous faire la même chose, ils doivent tous ajouter cet ingrédient qui fera lever le gâteau afin d’obtenir les résultats escomptés, c’est-à-dire, sortir de la zone de confort ! À ce sujet, j’aime bien la citation suivante « si tu veux obtenir des résultats que tu n’as jamais eus, tu dois faire des choses que tu n’as jamais faites.»

Pour une personne sédentaire en surplus de poids, le simple fait de se lever du divan et de prendre une marche de 10min est suffisent pour sortir de sa zone de confort, mais un athlète qui désire franchir les 200km de la Classique le plus vite possible en économisant un maximum d’énergie doit s’y prendre tout autrement. Chaque athlète que vous allez voir du 2 au 5 septembre programme son entraînement de façon à sortir de cette zone de confort pour un temps donné à chaque fois qu’il est sur l’eau (pratiquement chaque jour) dans le but de forcer son métabolisme à progressivement s’adapter aux 200km intenses de la compétition. C’est donc dire que plus la date de compétition approche, plus l’intensité augmente et plus les entraînements sont difficiles et longs. Les entraînements sont souvent plus intenses que la situation de compétition elle-même, car les athlètes veulent au maximum augmenter leur efficacité et c’est sans compter la technique et les conditions météorologiques.

À cette étape-ci, les heures sont cumulées et personne ne peut revenir en arrière. À quelques jours de la classique, les athlètes en sont à leurs derniers préparatifs, la charge d’entraînement diminue considérablement pour permettre au métabolisme de s’adapter aux derniers entraînements et de refaire le plein d’énergie. Ce dernier droit sert à faire un peu de peaufinage en pratiquant des petits éléments qui peuvent paraître ridicules pour certains, mais qui font gagner de précieuses secondes en course par exemple : les ravitaillements sur l’eau avec les ravitailleurs, le débarquement lors des portages, l’embarquement dans l’eau si on chavire, la pratique du rapide des forges aux conditions changeantes, etc.

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Les jours passent et la tension monte, le stress est palpable, certains vont prendre congé alors que d’autres vont continuer leur petit « train train » quotidien pour se changer les idées. Pour rester concentré, les entraînements tournent autour de la préparation, vérifier la jupette avant, ajuster les bancs, cirer l’embarcation et s’assurer de tout avoir la nourriture et les breuvages nécessaires pour les ravitaillements.

L’anxiété monte d’un cran lorsqu’on attache les canots sur le toit des automobiles pour prendre la direction de la Tuque. Vêtus de nos chandails de compétition aux couleurs de notre équipe. Sur le chemin, on parle stratégie, on identifie les sites potentiels de ravitaillement, on analyse les obstacles potentiels, on spécule sur les équipes avec lesquelles nous allons compétitionner… bref ça jase beaucoup!

Rendue au mesurage, la tension redescend un peu. L’ambiance est plus amicale, on fraternise avec les autres équipes et on s’amuse. Par la suite vient le souper des canotiers : sur les tables se trouvent des feuilles avec les équipes inscrites et là, tous les canotiers émettent leurs prédictions, ce qui augmente la pression, déjà énorme, que les canotiers se mettent sur les épaules.

Le soir, le sommeil est léger et difficile. On fait beaucoup de projection, mais néanmoins, il faut dormir. Au lever, le cœur bat déjà à 200 battements par minute. Le grand jour pour lequel on s’entraîne des centaines d’heures par été est enfin arrivé. Notre événement à nous, chez nous, notre Superbowl!

On se prépare à quitter l’hôtel et se diriger vers le lieu de départ. On débarque les canots, installe nos rames, colle nos gels énergétiques sur les bords du canot on donne nos dernières recommandations aux ravitailleurs et hop on se dirige vers la ligne de départ. Après s’être échauffé et évalué le courant, on se rend sur la ligne de départ. Le courant est très fort et juste s’aligner sur le câble est toute une épreuve. Personne ne parle. On écoute tous les hymnes nationaux. La dernière note du Ô Canada termine. On peut entendre une mouche voler et soudain, le départ est lancé! Une libération.

Tout cet entraînement, toutes ces heures passées sur l’eau, en gymnase et à la course ne servent qu’à une chose : dépasser ses limites et vous donner tout un spectacle!

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Vous pourrez vivre cette édition comme jamais auparavant avec la Webdiffusion et sentir l’augmentation des fréquences cardiaques des athlètes.

Dites-vous que de grandes choses débutent la ou la zone de confort se termine,

Bonne classique à tous!

Dominic Thibault

L’alimentation pour de meilleures performances

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Lorsqu’on pratique un sport d’endurance où le volume d’entraînement est particulièrement important, comme le marathon, l’alimentation devient un facteur important à prendre en considération si on veut maximiser les performances. Hors de tout doute, une alimentation riche en glucides est indispensable pour fournir à vos muscles l’énergie nécessaire durant l’effort puisqu’ils représentent le principal carburant du corps humain. Les réserves en sucres permettent de soutenir le métabolisme pendant près de 2 heures, après quoi elles s’épuisent. C’est pourquoi on recommande souvent un apport supplémentaire en glucides lors des efforts de plus d’une heure afin d’éviter l’épuisement complet des réserves.

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AVANT – Dans cette optique, on misera sur un repas riche glucides avec une quantité modérée de lipides et de protéines s’il est pris 3 à 4 heures avant le départ (exemple: 2 rôties avec confiture, un verre de lait et 1 fruit pour le déjeuner, un wrap au poulet, salade, tomate et une banane pour le dîner). Si vous prévoyez plutôt manger 1 à 2 heures avant votre course, optez pour une collation fournissant principalement des glucides et très peu de fibres, lipides et protéines tels qu’une barre aux figues, un yogourt grec avec un fruit frais, etc. La digestion des lipides et des protéines étant beaucoup plus lente, cette collation fournira le maximum d’énergie à votre corps sans lui causer de l’inconfort.

PENDANT – Si l’effort dure plus de 60 minutes, la consommation d’aliments riches en glucides est de mise (boissons pour sportifs, barres, jujubes, etc.). On vise généralement une consommation de 30 à 60 g à l’heure.

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186dd587a834d8c6b84c1288a3a50ff7APRÈS – La consommation de glucides après l’activité physique est tout autant importante puisqu’elle permet de refaire les réserves du corps et vous assure une bonne récupération. À ce moment, vous pouvez opter pour une collation contenant également une quantité modérée de protéines, qui permettra, de son côté, la réparation de vos muscles qui se brisent à l’effort. Un ratio de 3 grammes de glucides pour 1 gramme de protéines est généralement suffisant pour obtenir une bonne récupération.

Lorsqu’on parle d’une bonne alimentation, il ne faut surtout pas oublier une bonne hydratation. Son rôle est primordial dans la performance sportive puisqu’elle permet de réguler la température de votre corps, de faciliter la circulation sanguine, de transporter l’oxygène, les glucides et les autres nutriments que vous mangez, etc. Il est donc essentiel de bien s’hydrater avant, pendant et après l’effort. Si celui-ci dure moins d’une heure, l’eau suffira pour combler vos besoins d’hydratation. S’il se poursuit au-delà de 60 minutes, la consommation d’un breuvage contenant des glucides et des électrolytes (sels) est préférable (exemple : boissons pour sportifs de type Gatorade).

N’oubliez surtout pas que chacun réagit différemment à l’alimentation. Donc, la meilleure façon de faire est de tester vos propres collations et repas avant vos entrainements pour trouver la combinaison gagnante pour le jour J.

Caroline Lamy

La rivière St-Maurice : une partie de mes repères

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Élevée à Shawinigan et y ayant passé toute ma jeunesse, la rivière Saint-Maurice a toujours fait partie de ma vie. Elle a bercé mon enfance et est liée à de multiples souvenirs! Toute jeune, je descendais dans la « coulée » derrière chez moi, traversais les rails du chemin de fer pour atteindre la rivière et m’y baigner. Quel plaisir de pique-niquer sur ses rives avec ma famille! Mon grand frère y a taquiné ses premiers poissons. Il devait faire attention de ne pas accrocher son hameçon en pêchant trop près des estacades!

Les « pitounes » qu’elles contenaient étaient le résultat du travail acharné de plusieurs générations de travailleurs forestiers, comme mon grand-père. Il a travaillé en forêt avec bonheur une partie de sa vie, alimentant la rivière de son lot d’arbres fraîchement abattus.

Malgré que la rivière a fait longtemps office de convoyeur géant pour l’industrie forestière (le flottage prendra fin seulement en 1995!) elle gardait toute sa majesté. Quels paysages elle nous offrait (et nous offre encore) sur la route de La Tuque avec ses parois encaissées et son parcours sinueux! C’est avec raison l’une des plus belles routes au Québec.

La rivière m’a aussi permis d’occuper un des emplois d’été que j’ai le plus apprécié : celui de guide touristique pour les installations hydroélectriques de Shawinigan. C’est à cette occasion que j’ai pleinement réalisée à quel point la Saint-Maurice avait façonné le destin de Shawinigan. En effet, au début du siècle, ses chutes étaient considérées comme les plus intéressantes en Amérique du Nord en termes de potentiel hydroélectrique. De plus, étant situé non loin des grands centres, Shawinigan avait tout pour plaire aux investisseurs. Fondée en 1898, la Shawinigan Water and Power y exploitera une première centrale en 1902 et fournira en électricité la ville de Montréal dès 1903, grâce à une ligne de transport de 50 000 volts, la plus longue et la plus puissante au Canada à cette époque!

La présence d’électricité a suscité également l’implantation de plusieurs autres industries gourmandes en énergie, dont la production d’aluminium. Cela nécessitera des agrandissements et l’installation de nouvelles centrales.

20160809_140855Plus étonnant encore, la Shawinigan Water and Power est à l’origine de l’organisation urbaine que l’on retrouve aujourd’hui dans les premiers quartiers de Shawinigan grâce à sa volonté de créer un espace urbain intéressant pour les citoyens. En effet, la construction des bâtiments a été effectuée suite à l’élaboration d’un plan d’urbanisme pour la ville. Depuis, bien de l’eau a coulé sous les ponts qui enjambent la rivière. La splendeur industrielle de la région s’est amoindrie, mais la rivière a été, et demeure, un moteur puissant de développement. L’industrie touristique et du loisir la mettent en valeur.  La Cité de l’Énergie en est un bon exemple, car elle permet de se replonger dans cette merveilleuse épopée et d’admirer le génie créatif de Bryan Perro qui intègre la rivière dans un spectacle haut en couleurs

Ce qui me rend encore plus fière aujourd’hui, c’est que grâce aux citoyens et municipalités riveraines ainsi qu’à l’industrie touristique, nous sommes maintenant en mesure d’en profiter de plus en plus. Le balisage de la rivière jusqu’à La Tuque, le développement de sports nautiques tout au long de son parcours et l’aménagement de ses berges nous redonnent accès à ce joyau inestimable. Profitons-en!

Isabelle Bordeleau

Ode au K2

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Ce jour-là, j’ai été envahi d’une volonté à tout casser. Le genre de volonté qui m’aurait empêché de lâcher le gym après seulement 3 semaines. 3 semaines, JE SAIS. Ma motivation m’a fui comme la peste, puis j’ai acheté un abonnement d’un an. Ça fait que ce jour-là, j’ai appelé des copains et on est allés en kayak jusqu’aux chutes Waber au parc national de la Mauricie.

 Entre vous et moi, qu’on se le dise, je suis plus squelettique qu’athlétique. Pour m’aider à survivre les quelques kilomètres menant à l’apogée d’une beauté de la nature, les chutes Waber, mon amie et moi avons décidé de prendre un kayak K2. Mauvaise idée. Un kayak double c’est un peu comme un vélo tandem : le premier travaille corps et âme pour avancer et l’autre s’occupe de…pas grand chose. Le premier, c’était moi. Si le découragement avait un visage, il aurait probablement le mien. Celui d’un homme épuisé, fatigué et prêt à donner sa vie pour un moteur deux-temps.

Je ne sais pas si vous avez déjà regardé un duo de kayakistes dans leur embarcation, mais c’est splendide. Les pagaies parfaitement synchronisées, repoussant l’eau pour se propulser vers l’avant, illustrent toute la grâce qu’un aviron de fibre de carbone peut contenir. Oui, ça peut être gracieux du carbone. Les deux athlètes terminent chaque mouvement avec précision et synchronisme comme s’ils étaient pris dans une danse. Le mariage irréprochable d’un athlète et son sport. La pagaie et la main sont fusionnées de façon à ce que toute la fluidité du coup d’aviron éblouisse le spectateur. De l’art visuel pur et dur.

Si seulement ça avait été nous.

De la fluidité? C’est quoi ça?

On a tourné en rond pendant une bonne quinzaine de minutes avant de trouver comment avancer convenablement. Le point positif c’est que nous avons pu voir le paysage du parc national en 360 degrés. C’est très beau. Je vous jure. Un aussi beau paysage, une aussi belle vue en Mauricie, il faut en profiter!

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Je vous rassure, nous sommes finalement arrivées aux chutes Waber où nous avons fait un pique-nique et profité du soleil. Un travail acharné pour arriver à la quintessence du bonheur : un moment parfait avec ses amis.

Après cette journée, j’ai développé une admiration sans bornes envers les kayakistes. Ils ont tout mon respect.

Pour ma part, du k2 je n’en ai jamais refait.

Du K quoi? Jamais entendu parler.

Carl Milette

Profitons-en responsablement!

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La Classique internationale de canots qui se déroulera en Mauricie au début du mois de septembre est un événement majeur pour la région, puisqu’on parle entre autres ici de 300 athlètes et de 65 000 spectateurs qui y participeront. Je répète, 65 000 spectateurs! Vite comme ça, pouvez-vous juste imaginer ce que ça peut représenter en quantité de verres de bière, en plastique, en bouffe ingurgitée, etc.? Évidemment, c’est positif pour l’économie locale, me direz-vous. C’est vrai, mais n’oubliez pas d’avoir une petite pensée pour Dame Nature qui peut ressortir fripée de l’aventure! Et ce n’est pas tout : la Classique, c’est aussi des festivités culturelles et sportives à différents endroits en bordure de la majestueuse rivière Saint-Maurice entre La Tuque, Shawinigan et Trois-Rivières. Impressionnant, vu de même, vous ne trouvez pas?

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Tassez-vous de là, ça va ramer, ça va pagayer, ça va boire et manger, ça va célébrer en masse en Mauricie en septembre! Ok, là j’avoue que la conseillère en développement durable en moi est soudainement victime d’une petite déformation professionnelle. Elle (la déformation) me frappe à coup de rame, sournoisement, dans mon angle mort côté droit… Mon dieu, qu’en est-il de l’impact d’un événement de cette envergure? A-t-on un souci de l’organiser de façon écoresponsable? Ouf… Oui! Je le constate en parcourant le site de La Classique et je suis bien « pluggée » avec une amie qui y travaille. 🙂

Simplement, pour que tout le monde me suive dans mon histoire de déformation professionnelle, j’aimerais rappeler qu’un événement écoresponsable s’inscrit dans une démarche de développement durable à toutes les étapes de son organisation. Ainsi, il vise à :

  • Réduire les impacts négatifs de l’événement, notamment sur l’environnement (ex. : réduction des matières résiduelles générées, des gaz à effet de serre (GES) émis, des ressources naturelles consommées, etc.);
  • Augmenter les répercussions positives de l’événement (ex. : commerce local ou équitable, entreprises d’insertion locale, éducation, réseautage, etc.)

Et c’est là que la déformation professionnelle refait surface (conseillère en développement durable, sort de ce corps!) Cette fois, elle le fait tout aussi sournoisement, mais sur ma tempe côté gauche! Quel est le rôle des participants dans cette histoire d’écoresponsabilité? D’abord, ont-ils un rôle? Eh bien oui, ils en ont un, et ce rôle est MAJEUR. Je m’explique : rappelons qu’un événement écoresponsable doit réduire les impacts négatifs de l’événement (surtout environnementaux) et augmenter ses répercussions positives (sur l’économie locale notamment). Ainsi, l’organisateur d’un événement écoresponsable mettra en place plusieurs gestes en ce sens. Par exemple, il pourrait sélectionner des fournisseurs de biens et services locaux, mettre en place un système de gestion efficace des matières (compostage, récupération et déchets ultimes) et inciter les participants à covoiturer.

Mais voilà (et si vous avez une chose à retenir, c’est ici que ça se passe), pour assurer le succès de la démarche écoresponsable, l’ensemble des acteurs doit s’impliquer. Cela comprend évidemment les athlètes, les spectateurs, les bénévoles… Chacun peut et doit faire sa part. Et ça n’a pas besoin d’être compliqué. Je vais vous donner certaines pistes :

  • Faites du covoiturage;
  • Apportez bouteille d’eau et tasse réutilisables;
  • Si vous logez à l’hôtel, demandez à ce qu’on ne lave pas vos serviettes à tous les jours et vérifiez la présence d’un bac de récupération dans votre chambre;
  • Parcourez les commerces locaux de la Mauricie;
  • Récupérez ce que vous ne pouvez pas réutiliser;
  • Consommez selon vos véritables besoins… Il faut savoir résister à la consommation impulsive qui peut soudainement s’éveiller en vous…;
  • Remerciez les bénévoles (je vous rappelle qu’il y a un aspect social très important au développement durable);
  • Prenez un autre engagement écoresponsable lors de votre participation à la Classique!

Avez-vous d’autres idées? Si oui, n’hésitez pas à commenter!

Bon. Et bien, il me reste à conclure et je le ferai de la façon suivante : ramez chers athlètes, ramez en ayant conscience que l’eau que vous parcourez est une ressource privilégiée! Festoyez chers spectateurs! Faites-le dans le respect de l’environnement physique et social qui vous entoure. Nous avons de la chance en Mauricie; la nature est magnifique et sera omniprésente dans le cadre de la Classique internationale de canots. Alors, profitons-en responsablement! Ce n’est pas sorcier et chaque petit geste compte!

Marie-Pier Bédard

Jouer dans le courant sur la rivière St-Maurice

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Connaissez-vous bien la rivière St-Mauricie et tous ses attraits? Saviez-vous que l’on peut y pratiquer des sports en eau vive? Si pour certains, comme les canotiers, les rapides sont synonymes de portages, pour d’autres, ils deviennent source de plaisir infinie. Petit topo sur ce sport méconnu, le kayak d’eau vive.

Peut-être les avez-vous déjà croisés, ces passionnés d’eau vive qui s’adonnent à des manœuvres extrêmes près de chez vous? En effet, Shawinigan offre aux kayakistes un rapide à quelques minutes seulement du centre-ville. Situé entre le secteur Grand-Mère et Shawinigan-Sud : le rapide des Hêtres. Il nous offre un site exceptionnel pour s’adonner au kayak de type freestyle. Celui-ci consiste à surfer des vagues et des rouleaux dans le rapide. Les pagayeurs les plus aguerris pourront même effectuer des figures défiant la gravité. Je vous garantis des sensations fortes, une bonne dose d’adrénaline et un rafraîchissement instantané!

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Découvrir l’eau vive en sécurité, un aspect primordial pour le sport   

Afin de pratiquer le sport en toute sécurité, il est primordial de suivre certaines règles de base. Tout d’abord, afin de tenter une première expérience en eau vive, il est recommandé de suivre un cours d’initiation afin de bien encadrer les sorties, de connaître les manœuvres de base et l’équipement minimal requis. Évidemment, il vous faudra porter un casque pour éviter les impacts et une veste de flottaison individuelle (VFI).

En Mauricie, Adrénergie (www.adrenergie.com) propose des cours d’initiation au kayak d’eau vive sur la rivière Saint-Maurice ainsi que le Centre d’Aventure Mattawin (www.centredaventuremattawin.ca) sur la rivière Mattawin.

Plusieurs écoles ailleurs au Québec sont également disponibles pour vous initier. Je vous invite à visiter le site internet de la fédération de canoë-kayak afin d’en apprendre davantage sur les cours disponibles. http://federationkayak.qc.ca

Si les kayakistes doivent être prudents, il va de même pour les plaisanciers en embarcations à moteur. À l’approche du rapide des Hêtres, attention aux kayakistes. Bien que nous soyons souvent habillés de couleurs vives et munis de sifflets afin de signifier notre présence, n’oubliez pas de signifier la vôtre également en établissant un contact visuel avant de vous engager. Quelques fois, les rouleaux sont profonds et ne permettent pas au kayakiste de voir arriver les embarcations. Partagez ainsi la rivière en toute sécurité!

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Une rivière accessible pour tous

Par ailleurs, pour les gens qui aimeraient tout simplement profiter de la rivière Saint-Maurice pour s’y tremper les pieds dans le calme, sachez qu’il est possible de le faire et que Shawinigan met à votre disposition une multitude d’accès à l’eau gratuitement.  http://www.shawinigan.ca/Ville/carte-interactive_163.html

N’oubliez pas, la rivière n’est pas un lac. Elle comporte des courants, des rapides et il est essentiel de porter une VFI pour s’adonner à vos sports de façon sécuritaire. Au plaisir de vous croiser sur la rivière!

Marie-Michelle Beaudoin

Une histoire aussi fantastique qu’improbable

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© Photo jeanrou@coopcscf.com La rivière Saint-Maurice, à partir du barrage La Gabelle. Consultée sur : http://www.lhebdodustmaurice.com/Culture/2012-04-23/article-2961379/Immortalisez-votre-cours-d&rsquoeau/1

La Tuque, septembre 1934. Un petit groupe d’hommes irréductibles, téméraires et ambitieux s’apprête à dévaler la majestueuse rivière Saint-Mauricie, la Tapiskwan Sipi, sur un parcours hostile de 200 km les menant aux Trois-Rivières. Ces hommes de fer sont sur le point d’écrire l’histoire. Mais, ils ne le savent pas encore. Ils ignorent qu’ils tracent, à chaque coup de pagaie, les premiers vers d’une tradition.  Armés de leurs outils de bois, coincés dans leurs canots lourds et mal adaptés à ce genre d’expédition, ils s’élancent dans le défi comme on entre dans un vaste tunnel obscur. L’épreuve fera appel à leur force physique et interpellera jusqu’au plus profond d’eux-mêmes les ressources les plus insoupçonnées. L’aventure romanesque à laquelle ils participent couronnera Jos « Bin » Lachance et Victor Gélinas à titre de premiers rois légitimes de ce qui allait devenir la Classique internationale de canots de la Mauricie.

Quatre-vingt-trois ans plus tard, c’est avec la fierté et l’orgueil de ces premiers combattants que les athlètes, hommes et femmes, de partout au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Amérique centrale, s’investissent de la noble mission de vaincre la peur et la douleur pour s’ancrer dans la tradition du marathon nautique.

La Classique internationale de canots de la Mauricie a pour mission de célébrer la région mauricienne dans une compétition qui met évidemment en valeur les talents et les efforts des athlètes autour d’une fête culturelle et sportive qui ambitionne de faire se rassembler toutes les communautés qui donnent vie aux villes et villages qui bordent la majestueuse.  Au fil du temps, la Classique s’est énoncée comme le seul événement véritablement régional, du nord au sud de la Mauricie.

Toute l’équipe de la Classique est à pied d’œuvre afin d’honorer cette tradition dans un élan moderne inspiré par les principes de la professionnalisation, de la saine gestion et du développement durable.  Petite aventure communautaire au départ, la Classique est devenue la pierre angulaire de la Triple Couronne en compétition de canots long parcours. Plusieurs changements ont marqué l’histoire de la Classique, dont les plus récents ont permis d’accueillir les kayakistes (K1, K2) et les athlètes du rabaska (R9), avec la même volonté de célébrer le sport nautique et le parcours maritime qui sillonne la Mauricie.

En 2016, la Classique internationale de canots de la Mauricie compte sur plus d’un millier d’athlètes, des dizaines de partenaires publics et privés prestigieux sur l’ensemble du territoire, une équipe permanente compétente, dynamique et stable, plus d’une centaine de bénévoles fidèles et dévoués et un conseil d’administration ambitieux et tourné vers l’avenir.

La force de Jos Bin a transcendé l’Histoire qui donne aujourd’hui à voir les horizons les plus improbables. Rêver mieux, c’est Classique!

 

Yvon Laplante

Président, La Classique internationale de canots de la Mauricie

Yvon Laplante

Profil de blogueuse : Isabelle Bordeleau

Isabelle Bordeleau

Que faites-vous dans la vie? 

Je suis agente de développement du territoire à la MRC de Maskinongé.

Quel est votre champs d’écriture dans ce blogue? 

Je traiterai de la rivière Saint-Maurice et du fait qu’elle est un énorme terrain de jeu et un repère.

Pour vous la Classique c’est …? 

Pour moi la Classique c’est une grande fête qui célèbre la persévérance et le courage!

Profil de blogueur : Dominic Thibault

Dominic Thibault

Que faites-vous dans la vie? 

Je suis kinésiologue au CLSC-du-Centre-de-la-Mauricie et directeur de compétition à la Classique internationale de canots de la Mauricie à laquelle j’ai déjà participé en tant que canotier.

Quel est votre champs d’écriture dans ce blogue? 

Je peux porter plusieurs chapeaux : spécialiste de l’activité physique, canotier et directeur de compétition. Je peux donc amener plusieurs points de vue sur le canot et les sujets reliés.

Pour vous la Classique c’est …? 

J’ai eu la chance d’avoir deux visions particulières de la Classique, soient la vision d’athlète et la vision d’organisateur.

Tout d’abord, en tant qu’athlète, c’est l’événement qui m’a appris l’importance de travailler son mental en repoussant les limites de l’inconfort.

En tant qu’organisateur, je crois que c’est l’événement idéal pour rassembler toute une région et faire connecter la population avec la rivière en plus de développer la relève et promouvoir les saines habitudes de vie.