16 faits étonnants sur la Classique internationale de canots de la Mauricie

Avez-vous déjà assisté à la Classique internationale de canots de la Mauricie? Une compétition de vitesse et d’endurance qui permet de suivre et d’admirer de nombreux canotiers qui prennent d’assaut notre majestueuse rivière Saint-Maurice. La course se déroule sur trois jours durant le weekend de la fête du Travail, du départ à La Tuque jusqu’à l’arrivée à Trois-Rivières.

Voici quelques faits étonnants que j’ai découverts récemment sur cette course hors du commun

1 – Les canotiers doivent parcourir pas moins de 200 km en canot sur la rivière Saint-Maurice!

200 km à pagayer pendant lesquels les participants, en duo, doivent affronter la rivière et trois obstacles de taille : des barrages! Vous comprendrez que cela oblige les canotiers à effectuer trois portages en transportant leur canot à bout de bras sur des kilomètres. Le premier barrage se trouve dans le secteur de Grand-Mère, le deuxième à Shawinigan et le troisième est celui de La Gabelle, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

2 – La Classique de canots est l’un des plus vieux événements en Mauricie, elle fête en 2016 son 83e anniversaire

La première course en 1934 fut la première du genre jamais organisée dans la région. Avec l’inauguration du Club Radisson et des fêtes du tricentenaire de Trois-Rivières, c’était une excellente occasion pour le club d’organiser cette épreuve sportive de grande envergure. L’événement voulait rendre hommage au Père Buteux, jésuite missionnaire et premier martyr trifluvien.

3 – Lors de la toute première course de canots, seulement 11 équipes y prirent part. Aujourd’hui en 2016, on parle de plus de 80 équipes d’athlètes courageux qui affrontent la rivière.

Les gagnants de 1934, Jos « Bine » Lachance et Victor Gélinas, qui étaient à l’époque des amateurs, ont descendu la rivière de La Tuque à Trois-Rivières en 16 heures, 7 minutes et 30 secondes. De nos jours, le temps moyen des équipes gagnantes varie entre 13 et 14 heures et la vitesse moyenne est de 13 km/h.

4 – Dans les premières années de la Classique, la plupart des canotiers ne savaient pas nager

Hé oui! Tous ces canotiers pagayant sur l’eau mouvementée de la rivière Saint-Maurice et la plupart ne sachant même pas nager… On ne dénote qu’une seule noyade en 83 ans de Classique. Le malheureux incident a eu lieu en 2007, alors que Marco Lemay s’est noyé lorsque son canot a chaviré.
5 – À l’époque, les canots pesaient entre 120 et 160 livres et pouvaient mesurer jusqu’à 24 pieds!

Très lourds durant les premières années de la Classique, les canots se sont modernisés et pèsent entre 26 et 32 livres aujourd’hui. Ils sont également plus courts mesurant au maximum 18 pieds et 6 pouces.

6 – La Classique de canots a dû faire relâche de 1941 à 1945. Pourquoi?

À cause de la Seconde Guerre mondiale qui faisait rage en Europe. Vu le manque de ressources humaines et matérielles, la Classique a cessé ses activités durant 5 ans.

7 – Le premier trophée remis fut une coupe en argent fabriquée chez le joaillier Birks de New York et offert par la célèbre Anne Stillman McCormick

En 1936, Anne Stillman McCormick, la reine de la Mauricie, et son époux le richissime James A. Stillman, président de la National City Bank, sont devenus indissociables de la Classique internationale de canots de la Mauricie.

Madame McCormick offrit aux dirigeants de la course une coupe en argent de chez Birks à New York. Année après année, son socle en bois a reçu les plaquettes ornées du nom des gagnants.

Encore aujourd’hui, le trophée porte le nom de la Coupe Anne Stillman McCormick! Pour en savoir davantage sur Anne Stillman McCormick, cliquez ici.

8 – La Classique de canots est devenue internationale en 1949 avec la participation de deux Américains, Eugene Jenson et Tom Esters de Minneapolis

Cette année-là, la Classique se déroula en seulement 2 étapes, soit de La Tuque à Saint-Jacques-des-Piles et de Grand-Mère à Shawinigan Falls. Pour la première fois, les officiels du Club Nautique ont pesé chaque canot et en ont mesuré la largeur et la longueur. Plus de 10 000 personnes se sont massées tout le long du boulevard Saint-Maurice pour voir triompher le duo d’Américains.

9 – Dans les années 50 et 60, la ville de Shawinigan était reconnue comme l’endroit où se tenaient les plus grandes et prestigieuses compétitions de corps de tambours et de clairons de l’est du Canada

Ces compétitions, qui comptaient pas moins de 1 500 corps de tambours et clairons, avaient lieu lors de la fin de semaine de la Classique. Le groupe qui a marqué cette période, les scouts de Preston, furent durant plusieurs années les chouchous du public. À cette époque, des milliers de personnes se déplaçaient sur la 5e Rue et la Promenade du Saint-Maurice, qui devenaient bondées de monde! Les scouts de Preston étaient bons, beaux et populaires. Plusieurs ont d’ailleurs épousé des jeunes filles de Shawinigan.

10 – Les canotiers firent face à plusieurs embûches au fil des ans sur la rivière

Pas toujours facile de descendre une rivière en canot, n’est-ce pas? Dans les embûches mémorables qui sont survenues sur la rivière durant la Classique, on pense surtout aux embâcles de billots de bois flottant sur la rivière Saint-Maurice (les fameuses pitounes), qui ont mis des bâtons dans les rames des canotiers. Heureusement, ceux-ci sont complètement disparus de la rivière en 1996.

11 – Le plus grand nombre de victoires obtenues par le même canotier est de 26!

Serge Corbin, natif de la Mauricie, a participé 30 fois à la Classique de canots et l’a gagnée 26 fois. Surnommé « le roi de la Mauricie » à l’époque, il est sans aucun doute l’un des plus grands canotiers de tous les temps. Il a d’ailleurs été intronisé au Temple de la renommée du canot en 2012.

12 – Ce n’est qu’en 1970 que l’on vit une femme participer à la Classique de canots

Priscilla Clark fut la première femme à s’inscrire à cette compétition de canots qui était 100 % masculine depuis ses débuts en 1934. Malheureusement, elle n’a pas terminé la course. La deuxième femme à s’y inscrire et la première à avoir terminé la course fut Truda Gilbert du Michigan, qui faisait équipe avec son père. En 2015, c’est une quinzaine de femmes qui se sont attaquées à la descente de la rivière Saint-Maurice.

13 – Avant 1975, la Classique de canots n’avait jamais eu de président ni de bureaux officiels

De 1934 à 1974, la Classique était supportée par les clubs nautiques de Trois-Rivières et de Shawinigan, de nombreux bénévoles, des présidents d’honneur et des dirigeants des brasseries Molson. Ceux-ci vendaient énormément de bière durant l’événement. C’est d’ailleurs pour cela qu’à cette époque, certaines personnes disaient que c’était une « Classique de canettes ». C’est en 1975 que l’événement eut finalement son premier bureau officiel et son tout premier président, M. Réjean Beaudoin.

14 – Le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a déjà assisté à la Classique de canots en compagnie de son père quand il était enfant

En 1981, le jeune Justin assiste à la Classique de canots en compagnie de son père, Pierre Elliot Trudeau, qui était à ce moment-là Premier ministre du Canada et qui donna le signal du départ officiel de la deuxième étape à Saint-Roch-de-Mékinac. Ils étaient en compagnie de l’ancien Premier ministre Jean Chrétien, « le petit gars de Shawinigan ».

15 – Réjean Huard : le sauveur de la Classique de canots

On ne peut pas parler de la Classique de canots sans mentionner le nom de Réjean Huard. Embauché à titre de directeur général de la Classique de 1994 à 2009, il est, pour plusieurs, le sauveur de l’événement. Son amour du canot, son implication et son travail acharné ont permis à la Classique de prendre un nouvel envol. Son idée originale, « la marche du Huard », qu’il avait entrepris entre La Tuque et Shawinigan, avait permis de récolter beaucoup de pièces d’un dollar pour le refinancement de la Classique. C’est également grâce à lui qu’ont été mis sur pied le Temple de la renommée du canot, la Place des canotiers à Shawinigan et le petit Défi sportif, un événement créé par M. Huard afin de mettre en valeur des personnes affichant des déficiences physiques ou intellectuelles. Jumelés à des canotiers de la Classique internationale de canots de la Mauricie, ils pouvaient ainsi vivre, à leur manière, leur moment de gloire. En 2015, l’organisation a d’ailleurs rebaptisé le petit Défi sportif « Défi Réjean Huard » en mémoire de celui-ci, décédé en 2014.

16 – Lionel « Ti-Lou » Roch : celui qui finissait toujours le dernier

On ne peut terminer ces faits étonnants sans parler du sympathique Ti-Lou Roch. Ce participant assidu à la Classique de canots s’arrangeait toujours pour finir le dernier de la course. Tout commença en 1964, lorsqu’une bourse de 100 $ fût donnée à la dernière équipe à terminer la course. Ti-Lou Roch et son coéquipier Robbie Burns tiraient de la patte et étaient avant-derniers. Ils se sont donc cachés et ont laissé passer le dernier canot, pour ainsi remporter le prix de consolation de 100 $. Dans les années qui suivirent, Ti-Lou Roch se donna comme mission de toujours terminer le dernier… et ce fût mission accomplie!

Pour suivre la course

Cela vous a donné le goût de suivre ou d’encourager les canotiers de Classique internationale de canots de la MauricieVoici 17 lieux ici et quelques conseils qui vous permettront de bien profiter de la course sans perdre de vue les canotiers sur la rivière!

Source :

Le livre « Classique internationale de canots depuis 1934 », paru lors du 75e anniversaire de l’événement.

Un merci spécial à Renald Bordeleau d’avoir partagé avec moi ses nombreuses anecdotes sur la Classique de canots de la Mauricie.

anglais

Pour de plus amples informations sur la région de la Mauricie et ses activités, vous pouvez consulter le blogue du Tourisme Mauricie.

Marie-France Bolduc

Un début d’année signé Classique!

Une année 2017 qui commence bien!

Avant de commencer mon article, j’aimerais souhaiter la bonne année à ceux et celles qui suivent le blogue. On vous souhaite que les articles de nos blogueurs puissent vous marquer et vous faire sourire. Pour les blogueurs, on vous souhaite de ne jamais vous tanner d’écrire! C’est un bien grand pouvoir d’écrire sur ce qui vous passionne le plus. Alors, pour 2017, je vous souhaite de la passion tout simplement!

Pour me présenter brièvement, je m’appelle Jackie et je suis étudiante en Communication sociale. J’en suis, déjà, à ma troisième et dernière année d’université. Durant mon parcours, j’ai eu la chance de m’impliquer et de faire du bénévolat dans plusieurs milieux dont à la Classique internationale de canots de la Mauricie. Cet été, je prenais des photos les deux derniers jours de l’événement. J’ai décidé de m’impliquer, parce que mes collègues d’université, Carl et Sarah, cherchaient des gens qui voulaient s’impliquer à la Classique cet été.

Je dirais que la première impression que j’ai eue de la Classique a été : « il y a du monde en titi ici »! Ne connaissant pas vraiment la Classique, j’ai été incroyablement surprise de voir autant de gens sur la Promenade. Quand on m’a expliqué que les athlètes partaient de La Tuque pour se rendre jusqu’à Trois-Rivières et qu’en tout, le parcours était de 200 km, j’étais vraiment impressionnée. Pratiquant moi-même le Bateau Dragon, mon petit 5 km que je voyais si long lors de mes pratiques n’est qu’un grain de sel pour ces athlètes.

Après avoir connu l’équipe de la Classique et avoir pris des photos, je retournais à l’université pour une dernière année. Durant cette session, il fallait que je décide où je voulais faire mon stage et mon choix s’est arrêté sur la Classique. Ma passion pour les sports et mon intérêt pour l’événementiel m’ont attiré lors de ma recherche de stage. Ayant connu l’événement avec un regard externe, j’avais bien hâte d’être plongée dans l’organisation de la 84e édition.

Mon rôle d’agent de communication au sein de l’organisation est d’assurer une bonne communication entre les athlètes, les partenaires, les festivaliers ainsi que l’organisation. Ceci est très vague me diriez-vous? En fait, j’aurai au cours de mon stage à toucher aux médias sociaux, au blogue ainsi qu’aux différents outils de communication entourant la Classique, passant des documents de presse au guide de l’événement en soi.

Après seulement quatre semaines complètes de stage, je sais que j’apprendrai énormément avec ces gens d’expérience qui travaillent très fort pour que la Classique perdure encore longtemps!

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Jackie Lapointe-Limoges

Les glucides : Le principal carburant des sportifs!

Les glucides, le fameux nutriment essentiel aux athlètes dont on entend tant parler de nos jours. Mais, qu’est-ce qu’un glucide réellement?

Pour commencer, il existe trois grandes catégories de nutriments : les glucides (souvent réduits à tort au terme de sucres), les lipides (les gras) et les protéines. Lorsqu’on parle de glucides, il faut savoir qu’il en existe trois types :

  1. Fibres alimentaires: on les retrouve entre autres dans les fruits, les légumes et les produits céréaliers;
  2. Amidon: présent dans les céréales, légumineuses et autres;
  3. Sucres: peuvent être naturellement présents dans les aliments, comme les fruits, ou encore ajoutés via le sucre blanc, le miel, le sirop d’érable, etc.

Miel

Revenons à la catégorie des glucides en général : on dit qu’ils sont simples ou complexes. Complexes : lorsque leur digestion est lente et qu’ils fournissent de l’énergie sur une plus longue période de temps, tels que l’amidon et les fibres. Simples : s’ils s’absorbent rapidement, comme les sucres. Mais, qu’est-ce que cela implique chez les personnes qui pratiquent un sport?

Durant un effort physique, surtout durant un sport d’endurance, les glucides sont la principale source d’énergie qu’utilise le corps. Vos besoins varient donc en fonction de votre sexe, votre âge, votre taille, votre poids et nécessairement de votre niveau d’entrainement.  Maintenant, est-ce qu’on doit privilégier les sucres simples ou complexes?

Dans la vie de tous les jours, on encouragera la consommation de glucides complexes puisqu’ils fournissent de l’énergie plus longtemps, nous rassasient grâce aux fibres alimentaires et qu’ils augmentent notre glycémie de façon plus graduelle. Pour les athlètes, le type de glucides à favoriser dépend du moment où ils sont ingérés…

Avant un entrainement, on aura avantage à consommer des glucides complexes si l’on souhaite avoir l’énergie nécessaire pour accomplir notre activité jusqu’à la fin. C’est d’ailleurs pourquoi on recommande souvent des plats typiques tels qu’un gruau au déjeuner et des pâtes alimentaires au diner. Les sucres simples ne sont pas pour autant bannis chez les sportifs, puisqu’ils représentent une source d’énergie rapide et efficace durant un effort de longue durée. La consommation d’aliments plus riches en sucres simples peut alors se faire par une boisson pour sportifs ou un jus, des gels pour sportifs, des jujubes, etc.

Après l’effort, ne négligez pas pour autant votre consommation de glucides qui vous aidera à refaire le plein d’énergie. À ce stade, une combinaison des deux, simples et complexes, peut facilement faire l’affaire, par exemple un muffin, une barre tendre, des fruits séchés…à vous de choisir!

Deuxième article

Caroline Lamy