Trouver la motivation pour bouger

Motivation où es-tu? Une question que l’on se pose régulièrement. Nous avons 1001 bonnes raisons de ne pas bouger. Toujours quelque chose de plus important à faire. Le boulot et la routine familiale prennent souvent une grande place et limitent nos périodes d’entraînement. Ce n’est pas toujours facile de trouver la motivation. Voici 5 petits trucs pour vous aider à bouger davantage.

  • Prioriser l’entrainement

À la question « comment fais-tu pour t’entraîner aussi souvent? » Je réponds toujours que je le mets en priorité. Pour moi, c’est hyper important de bouger afin d’évacuer le stress et ça fait un bien fou pour le corps et l’esprit. J’adore les bienfaits de l’activité physique qui me permettent d’être plus performante au quotidien. Il faut mettre en priorité sa santé, c’est un must.

  • Planifier vos entraînements

Mettre vos séances de gym à l’agenda au même titre qu’une réunion ou qu’un rendez-vous chez le dentiste. Ainsi, c’est plus difficile de changer votre horaire. Et surtout, dire non aux engagements qui se pointent lors de vos plages horaires d’entraînement.

  • Choisir le bon sport

Pour aider à garder la motivation, il est essentiel de trouver le sport qui nous passionne. Est-ce qu’on est une personne qui aime les sports individuels ou de groupe? Quelle est notre réalité familiale? Un sport à la maison ou au centre de conditionnement physique? Ces questions vont vous guider dans le choix de votre activité.

  • Le plaisir

Le sport est un antistress naturel à utiliser sans modération, mais le plus important c’est le plaisir! Il faut s’amuser et avoir le goût de pratiquer ce sport.

  • Se fixer des objectifs

Afin de vous aider à garder le cap, vous pouvez vous fixer un objectif. Il doit être réaliste afin d’éviter l’abandon en cours de route. Il ne faut jamais se comparer aux autres, la compétition est avec soi uniquement.

Dans mon prochain article, je vous ferai découvrir des gens qui ont décidé de repousser leur limite au maximum. Comprendre le pourquoi de ces ultimes défis sportifs. Et qui sait, peut-être que ces modèles vous motiveront à bouger.

Et vous, quels sont vos trucs pour bouger davantage?

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Catherine Lajoie

Une joyeuse épopée en eau vive! C’est Classique.

Le printemps entreprend de se montrer le bout du nez. Lentement, au rythme où la sève monte dans la noblesse de la forêt mauricienne, les valeureux canotiers visualisent avec l’anxiété du guerrier les premières sorties sur l’eau. Après plusieurs heures passées en gymnase, ils s’affairent à tout mettre en œuvre pour célébrer, un coup de pagaie à la fois, le destin inéluctable du marathonien.

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La route sera longue, sinueuse et parsemée de professions de foi toujours à renouveler. La motivation s’érige sur le courage, la répétition et l’extraordinaire carburant que procure la satisfaction de l’atteinte de l’objectif ultime. La force de caractère se construit seule ou en équipe pour donner vie à cet innommable sentiment du devoir accompli : « Fais ce que dois ». L’aventure de la Classique s’étend toute l’année durant. Elle s’incarne et s’enracine dans la mémoire corporelle des répétitions de mouvements qui donnent à voir une fusion téméraire avec la majestueuse rivière Saint-Maurice.

Pendant ce temps, l’équipe de la Classique traverse d’autres rives, confirmant les partenaires, recrutant les bénévoles, rassemblant les communautés, planifiant au quart de tour les menus détails que d’aucuns verront. Car, pour l’équipe de la permanence, le défi de la Classique se dresse sous les eaux vives. Là où les courants se perçoivent à peine. Là où le creuset des tourbillons apparait imperceptible. Elle s’acharne à conjuguer l’événement au temps présent dans le sillon respectueux de la tradition presque centenaire. Toute l’équipe de la Classique vit son marathon. Dans la préparation, à travers les espérances du succès, dans l’évitement des remous, une rencontre à la fois. Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit. De la rencontre de l’Autre, l’athlète, le bénévole, le partenaire, le supporter, l’amateur et le citoyen, autour d’une raison d’être qui s’écrit à l’encre de la solidarité. La Classique n’est pas qu’une compétition de canot marathon en eau vive. Elle est une occasion régionale de dépassement international.

Je salue les athlètes, les collaborateurs, les travailleurs et les bénévoles. Votre action commune est aussi vénérable que la rivière que l’on s’apprête à célébrer.

Yvon Laplante

16 faits étonnants sur la Classique internationale de canots de la Mauricie

Avez-vous déjà assisté à la Classique internationale de canots de la Mauricie? Une compétition de vitesse et d’endurance qui permet de suivre et d’admirer de nombreux canotiers qui prennent d’assaut notre majestueuse rivière Saint-Maurice. La course se déroule sur trois jours durant le weekend de la fête du Travail, du départ à La Tuque jusqu’à l’arrivée à Trois-Rivières.

Voici quelques faits étonnants que j’ai découverts récemment sur cette course hors du commun

1 – Les canotiers doivent parcourir pas moins de 200 km en canot sur la rivière Saint-Maurice!

200 km à pagayer pendant lesquels les participants, en duo, doivent affronter la rivière et trois obstacles de taille : des barrages! Vous comprendrez que cela oblige les canotiers à effectuer trois portages en transportant leur canot à bout de bras sur des kilomètres. Le premier barrage se trouve dans le secteur de Grand-Mère, le deuxième à Shawinigan et le troisième est celui de La Gabelle, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

2 – La Classique de canots est l’un des plus vieux événements en Mauricie, elle fête en 2016 son 83e anniversaire

La première course en 1934 fut la première du genre jamais organisée dans la région. Avec l’inauguration du Club Radisson et des fêtes du tricentenaire de Trois-Rivières, c’était une excellente occasion pour le club d’organiser cette épreuve sportive de grande envergure. L’événement voulait rendre hommage au Père Buteux, jésuite missionnaire et premier martyr trifluvien.

3 – Lors de la toute première course de canots, seulement 11 équipes y prirent part. Aujourd’hui en 2016, on parle de plus de 80 équipes d’athlètes courageux qui affrontent la rivière.

Les gagnants de 1934, Jos « Bine » Lachance et Victor Gélinas, qui étaient à l’époque des amateurs, ont descendu la rivière de La Tuque à Trois-Rivières en 16 heures, 7 minutes et 30 secondes. De nos jours, le temps moyen des équipes gagnantes varie entre 13 et 14 heures et la vitesse moyenne est de 13 km/h.

4 – Dans les premières années de la Classique, la plupart des canotiers ne savaient pas nager

Hé oui! Tous ces canotiers pagayant sur l’eau mouvementée de la rivière Saint-Maurice et la plupart ne sachant même pas nager… On ne dénote qu’une seule noyade en 83 ans de Classique. Le malheureux incident a eu lieu en 2007, alors que Marco Lemay s’est noyé lorsque son canot a chaviré.
5 – À l’époque, les canots pesaient entre 120 et 160 livres et pouvaient mesurer jusqu’à 24 pieds!

Très lourds durant les premières années de la Classique, les canots se sont modernisés et pèsent entre 26 et 32 livres aujourd’hui. Ils sont également plus courts mesurant au maximum 18 pieds et 6 pouces.

6 – La Classique de canots a dû faire relâche de 1941 à 1945. Pourquoi?

À cause de la Seconde Guerre mondiale qui faisait rage en Europe. Vu le manque de ressources humaines et matérielles, la Classique a cessé ses activités durant 5 ans.

7 – Le premier trophée remis fut une coupe en argent fabriquée chez le joaillier Birks de New York et offert par la célèbre Anne Stillman McCormick

En 1936, Anne Stillman McCormick, la reine de la Mauricie, et son époux le richissime James A. Stillman, président de la National City Bank, sont devenus indissociables de la Classique internationale de canots de la Mauricie.

Madame McCormick offrit aux dirigeants de la course une coupe en argent de chez Birks à New York. Année après année, son socle en bois a reçu les plaquettes ornées du nom des gagnants.

Encore aujourd’hui, le trophée porte le nom de la Coupe Anne Stillman McCormick! Pour en savoir davantage sur Anne Stillman McCormick, cliquez ici.

8 – La Classique de canots est devenue internationale en 1949 avec la participation de deux Américains, Eugene Jenson et Tom Esters de Minneapolis

Cette année-là, la Classique se déroula en seulement 2 étapes, soit de La Tuque à Saint-Jacques-des-Piles et de Grand-Mère à Shawinigan Falls. Pour la première fois, les officiels du Club Nautique ont pesé chaque canot et en ont mesuré la largeur et la longueur. Plus de 10 000 personnes se sont massées tout le long du boulevard Saint-Maurice pour voir triompher le duo d’Américains.

9 – Dans les années 50 et 60, la ville de Shawinigan était reconnue comme l’endroit où se tenaient les plus grandes et prestigieuses compétitions de corps de tambours et de clairons de l’est du Canada

Ces compétitions, qui comptaient pas moins de 1 500 corps de tambours et clairons, avaient lieu lors de la fin de semaine de la Classique. Le groupe qui a marqué cette période, les scouts de Preston, furent durant plusieurs années les chouchous du public. À cette époque, des milliers de personnes se déplaçaient sur la 5e Rue et la Promenade du Saint-Maurice, qui devenaient bondées de monde! Les scouts de Preston étaient bons, beaux et populaires. Plusieurs ont d’ailleurs épousé des jeunes filles de Shawinigan.

10 – Les canotiers firent face à plusieurs embûches au fil des ans sur la rivière

Pas toujours facile de descendre une rivière en canot, n’est-ce pas? Dans les embûches mémorables qui sont survenues sur la rivière durant la Classique, on pense surtout aux embâcles de billots de bois flottant sur la rivière Saint-Maurice (les fameuses pitounes), qui ont mis des bâtons dans les rames des canotiers. Heureusement, ceux-ci sont complètement disparus de la rivière en 1996.

11 – Le plus grand nombre de victoires obtenues par le même canotier est de 26!

Serge Corbin, natif de la Mauricie, a participé 30 fois à la Classique de canots et l’a gagnée 26 fois. Surnommé « le roi de la Mauricie » à l’époque, il est sans aucun doute l’un des plus grands canotiers de tous les temps. Il a d’ailleurs été intronisé au Temple de la renommée du canot en 2012.

12 – Ce n’est qu’en 1970 que l’on vit une femme participer à la Classique de canots

Priscilla Clark fut la première femme à s’inscrire à cette compétition de canots qui était 100 % masculine depuis ses débuts en 1934. Malheureusement, elle n’a pas terminé la course. La deuxième femme à s’y inscrire et la première à avoir terminé la course fut Truda Gilbert du Michigan, qui faisait équipe avec son père. En 2015, c’est une quinzaine de femmes qui se sont attaquées à la descente de la rivière Saint-Maurice.

13 – Avant 1975, la Classique de canots n’avait jamais eu de président ni de bureaux officiels

De 1934 à 1974, la Classique était supportée par les clubs nautiques de Trois-Rivières et de Shawinigan, de nombreux bénévoles, des présidents d’honneur et des dirigeants des brasseries Molson. Ceux-ci vendaient énormément de bière durant l’événement. C’est d’ailleurs pour cela qu’à cette époque, certaines personnes disaient que c’était une « Classique de canettes ». C’est en 1975 que l’événement eut finalement son premier bureau officiel et son tout premier président, M. Réjean Beaudoin.

14 – Le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a déjà assisté à la Classique de canots en compagnie de son père quand il était enfant

En 1981, le jeune Justin assiste à la Classique de canots en compagnie de son père, Pierre Elliot Trudeau, qui était à ce moment-là Premier ministre du Canada et qui donna le signal du départ officiel de la deuxième étape à Saint-Roch-de-Mékinac. Ils étaient en compagnie de l’ancien Premier ministre Jean Chrétien, « le petit gars de Shawinigan ».

15 – Réjean Huard : le sauveur de la Classique de canots

On ne peut pas parler de la Classique de canots sans mentionner le nom de Réjean Huard. Embauché à titre de directeur général de la Classique de 1994 à 2009, il est, pour plusieurs, le sauveur de l’événement. Son amour du canot, son implication et son travail acharné ont permis à la Classique de prendre un nouvel envol. Son idée originale, « la marche du Huard », qu’il avait entrepris entre La Tuque et Shawinigan, avait permis de récolter beaucoup de pièces d’un dollar pour le refinancement de la Classique. C’est également grâce à lui qu’ont été mis sur pied le Temple de la renommée du canot, la Place des canotiers à Shawinigan et le petit Défi sportif, un événement créé par M. Huard afin de mettre en valeur des personnes affichant des déficiences physiques ou intellectuelles. Jumelés à des canotiers de la Classique internationale de canots de la Mauricie, ils pouvaient ainsi vivre, à leur manière, leur moment de gloire. En 2015, l’organisation a d’ailleurs rebaptisé le petit Défi sportif « Défi Réjean Huard » en mémoire de celui-ci, décédé en 2014.

16 – Lionel « Ti-Lou » Roch : celui qui finissait toujours le dernier

On ne peut terminer ces faits étonnants sans parler du sympathique Ti-Lou Roch. Ce participant assidu à la Classique de canots s’arrangeait toujours pour finir le dernier de la course. Tout commença en 1964, lorsqu’une bourse de 100 $ fût donnée à la dernière équipe à terminer la course. Ti-Lou Roch et son coéquipier Robbie Burns tiraient de la patte et étaient avant-derniers. Ils se sont donc cachés et ont laissé passer le dernier canot, pour ainsi remporter le prix de consolation de 100 $. Dans les années qui suivirent, Ti-Lou Roch se donna comme mission de toujours terminer le dernier… et ce fût mission accomplie!

Pour suivre la course

Cela vous a donné le goût de suivre ou d’encourager les canotiers de Classique internationale de canots de la MauricieVoici 17 lieux ici et quelques conseils qui vous permettront de bien profiter de la course sans perdre de vue les canotiers sur la rivière!

Source :

Le livre « Classique internationale de canots depuis 1934 », paru lors du 75e anniversaire de l’événement.

Un merci spécial à Renald Bordeleau d’avoir partagé avec moi ses nombreuses anecdotes sur la Classique de canots de la Mauricie.

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Pour de plus amples informations sur la région de la Mauricie et ses activités, vous pouvez consulter le blogue du Tourisme Mauricie.

Marie-France Bolduc

Un début d’année signé Classique!

Une année 2017 qui commence bien!

Avant de commencer mon article, j’aimerais souhaiter la bonne année à ceux et celles qui suivent le blogue. On vous souhaite que les articles de nos blogueurs puissent vous marquer et vous faire sourire. Pour les blogueurs, on vous souhaite de ne jamais vous tanner d’écrire! C’est un bien grand pouvoir d’écrire sur ce qui vous passionne le plus. Alors, pour 2017, je vous souhaite de la passion tout simplement!

Pour me présenter brièvement, je m’appelle Jackie et je suis étudiante en Communication sociale. J’en suis, déjà, à ma troisième et dernière année d’université. Durant mon parcours, j’ai eu la chance de m’impliquer et de faire du bénévolat dans plusieurs milieux dont à la Classique internationale de canots de la Mauricie. Cet été, je prenais des photos les deux derniers jours de l’événement. J’ai décidé de m’impliquer, parce que mes collègues d’université, Carl et Sarah, cherchaient des gens qui voulaient s’impliquer à la Classique cet été.

Je dirais que la première impression que j’ai eue de la Classique a été : « il y a du monde en titi ici »! Ne connaissant pas vraiment la Classique, j’ai été incroyablement surprise de voir autant de gens sur la Promenade. Quand on m’a expliqué que les athlètes partaient de La Tuque pour se rendre jusqu’à Trois-Rivières et qu’en tout, le parcours était de 200 km, j’étais vraiment impressionnée. Pratiquant moi-même le Bateau Dragon, mon petit 5 km que je voyais si long lors de mes pratiques n’est qu’un grain de sel pour ces athlètes.

Après avoir connu l’équipe de la Classique et avoir pris des photos, je retournais à l’université pour une dernière année. Durant cette session, il fallait que je décide où je voulais faire mon stage et mon choix s’est arrêté sur la Classique. Ma passion pour les sports et mon intérêt pour l’événementiel m’ont attiré lors de ma recherche de stage. Ayant connu l’événement avec un regard externe, j’avais bien hâte d’être plongée dans l’organisation de la 84e édition.

Mon rôle d’agent de communication au sein de l’organisation est d’assurer une bonne communication entre les athlètes, les partenaires, les festivaliers ainsi que l’organisation. Ceci est très vague me diriez-vous? En fait, j’aurai au cours de mon stage à toucher aux médias sociaux, au blogue ainsi qu’aux différents outils de communication entourant la Classique, passant des documents de presse au guide de l’événement en soi.

Après seulement quatre semaines complètes de stage, je sais que j’apprendrai énormément avec ces gens d’expérience qui travaillent très fort pour que la Classique perdure encore longtemps!

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Jackie Lapointe-Limoges

Les glucides : Le principal carburant des sportifs!

Les glucides, le fameux nutriment essentiel aux athlètes dont on entend tant parler de nos jours. Mais, qu’est-ce qu’un glucide réellement?

Pour commencer, il existe trois grandes catégories de nutriments : les glucides (souvent réduits à tort au terme de sucres), les lipides (les gras) et les protéines. Lorsqu’on parle de glucides, il faut savoir qu’il en existe trois types :

  1. Fibres alimentaires: on les retrouve entre autres dans les fruits, les légumes et les produits céréaliers;
  2. Amidon: présent dans les céréales, légumineuses et autres;
  3. Sucres: peuvent être naturellement présents dans les aliments, comme les fruits, ou encore ajoutés via le sucre blanc, le miel, le sirop d’érable, etc.

Miel

Revenons à la catégorie des glucides en général : on dit qu’ils sont simples ou complexes. Complexes : lorsque leur digestion est lente et qu’ils fournissent de l’énergie sur une plus longue période de temps, tels que l’amidon et les fibres. Simples : s’ils s’absorbent rapidement, comme les sucres. Mais, qu’est-ce que cela implique chez les personnes qui pratiquent un sport?

Durant un effort physique, surtout durant un sport d’endurance, les glucides sont la principale source d’énergie qu’utilise le corps. Vos besoins varient donc en fonction de votre sexe, votre âge, votre taille, votre poids et nécessairement de votre niveau d’entrainement.  Maintenant, est-ce qu’on doit privilégier les sucres simples ou complexes?

Dans la vie de tous les jours, on encouragera la consommation de glucides complexes puisqu’ils fournissent de l’énergie plus longtemps, nous rassasient grâce aux fibres alimentaires et qu’ils augmentent notre glycémie de façon plus graduelle. Pour les athlètes, le type de glucides à favoriser dépend du moment où ils sont ingérés…

Avant un entrainement, on aura avantage à consommer des glucides complexes si l’on souhaite avoir l’énergie nécessaire pour accomplir notre activité jusqu’à la fin. C’est d’ailleurs pourquoi on recommande souvent des plats typiques tels qu’un gruau au déjeuner et des pâtes alimentaires au diner. Les sucres simples ne sont pas pour autant bannis chez les sportifs, puisqu’ils représentent une source d’énergie rapide et efficace durant un effort de longue durée. La consommation d’aliments plus riches en sucres simples peut alors se faire par une boisson pour sportifs ou un jus, des gels pour sportifs, des jujubes, etc.

Après l’effort, ne négligez pas pour autant votre consommation de glucides qui vous aidera à refaire le plein d’énergie. À ce stade, une combinaison des deux, simples et complexes, peut facilement faire l’affaire, par exemple un muffin, une barre tendre, des fruits séchés…à vous de choisir!

Deuxième article

Caroline Lamy

Quand le décor inspire l’écoresponsabilité

Notre région est magnifique. L’été chaud et beau qui bat encore son plein nous a permis de bien en profiter. Avec ses rivières, ses lacs, ses forêts, la Mauricie en inspire plusieurs pour sa nature et son aspect « sauvage ». Il n’est pas surprenant que la Classique internationale de canots s’insère dans ce décor. Après tout, le canot, c’est aussi notre histoire, notre patrimoine. Ceci dit, force est d’admettre que la Classique ne serait pas la Classique sans cet environnement légendaire.

Il peut donc sembler évident que le développement durable fasse naturellement partie des valeurs de l’organisation. Détruire l’environnement duquel dépend l’événement frôlerait l’indécence. Or, rappelons que 65 000 visiteurs qui débarquent pendant 4 jours, c’est toute une gestion! Il faut penser et encadrer leur hébergement, leur alimentation, leur déplacement, leurs matières résiduelles, leur information, leur divertissement…  Devant un tel défi, facile d’abdiquer tout de suite et de se dire que le plus simple sera le mieux. Surtout quand on se fait répéter que le développement durable « c’est trop compliqué » ou encore que « ça coûte trop cher ».

Mais quant à faire, pourquoi ne pas bien faire?

Lorsqu’on organise un événement, on doit toujours penser à 6 volets : le lieu, la nourriture, le transport, la gestion des matières résiduelles, la communication et les cadeaux. Ma devise : quant à y réfléchir, pourquoi ne pas bien y réfléchir? Vous pourriez être surpris des impacts économiques et sociaux positifs que peut avoir la minimisation des impacts environnementaux négatifs. Rendre un événement plus écoresponsable, ce n’est pas nécessairement faire plus, mais c’est faire différemment.

Voici comment et pourquoi vous devriez penser au développement durable lorsque vous organisez votre événement :

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Sabrina Cholette

La compétition, l’étape la plus facile

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Plusieurs seront surpris de cette affirmation, mais c’est pourtant le cas, car le chemin pour s’y rendre est d’autant plus difficile et nécessite un travail acharné. Personne ne peut prétendre pouvoir parcourir les 200km en 3 jours de la Classique sans y être préparé adéquatement. Les athlètes que vous allez voir compétitionner d’ici quelques jours ont passés au travers un long processus.

Vous savez, chaque jour mon travail consiste à convaincre et outiller les gens d’adopter un mode de vie physiquement actif. Que se soit pour perdre du poids, acquérir de nouvelles habiletés, avoir une meilleure santé ou augmenter leur capacité. Bref, toutes les raisons sont bonnes pour s’activer. Vous vous demandez ou je m’en vais avec ça ? C’est que ces gens que je côtoie chaque jour ne sont pas différents des athlètes que vous allez voir à la Classique. Ils doivent tous faire la même chose, ils doivent tous ajouter cet ingrédient qui fera lever le gâteau afin d’obtenir les résultats escomptés, c’est-à-dire, sortir de la zone de confort ! À ce sujet, j’aime bien la citation suivante « si tu veux obtenir des résultats que tu n’as jamais eus, tu dois faire des choses que tu n’as jamais faites.»

Pour une personne sédentaire en surplus de poids, le simple fait de se lever du divan et de prendre une marche de 10min est suffisent pour sortir de sa zone de confort, mais un athlète qui désire franchir les 200km de la Classique le plus vite possible en économisant un maximum d’énergie doit s’y prendre tout autrement. Chaque athlète que vous allez voir du 2 au 5 septembre programme son entraînement de façon à sortir de cette zone de confort pour un temps donné à chaque fois qu’il est sur l’eau (pratiquement chaque jour) dans le but de forcer son métabolisme à progressivement s’adapter aux 200km intenses de la compétition. C’est donc dire que plus la date de compétition approche, plus l’intensité augmente et plus les entraînements sont difficiles et longs. Les entraînements sont souvent plus intenses que la situation de compétition elle-même, car les athlètes veulent au maximum augmenter leur efficacité et c’est sans compter la technique et les conditions météorologiques.

À cette étape-ci, les heures sont cumulées et personne ne peut revenir en arrière. À quelques jours de la classique, les athlètes en sont à leurs derniers préparatifs, la charge d’entraînement diminue considérablement pour permettre au métabolisme de s’adapter aux derniers entraînements et de refaire le plein d’énergie. Ce dernier droit sert à faire un peu de peaufinage en pratiquant des petits éléments qui peuvent paraître ridicules pour certains, mais qui font gagner de précieuses secondes en course par exemple : les ravitaillements sur l’eau avec les ravitailleurs, le débarquement lors des portages, l’embarquement dans l’eau si on chavire, la pratique du rapide des forges aux conditions changeantes, etc.

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Les jours passent et la tension monte, le stress est palpable, certains vont prendre congé alors que d’autres vont continuer leur petit « train train » quotidien pour se changer les idées. Pour rester concentré, les entraînements tournent autour de la préparation, vérifier la jupette avant, ajuster les bancs, cirer l’embarcation et s’assurer de tout avoir la nourriture et les breuvages nécessaires pour les ravitaillements.

L’anxiété monte d’un cran lorsqu’on attache les canots sur le toit des automobiles pour prendre la direction de la Tuque. Vêtus de nos chandails de compétition aux couleurs de notre équipe. Sur le chemin, on parle stratégie, on identifie les sites potentiels de ravitaillement, on analyse les obstacles potentiels, on spécule sur les équipes avec lesquelles nous allons compétitionner… bref ça jase beaucoup!

Rendue au mesurage, la tension redescend un peu. L’ambiance est plus amicale, on fraternise avec les autres équipes et on s’amuse. Par la suite vient le souper des canotiers : sur les tables se trouvent des feuilles avec les équipes inscrites et là, tous les canotiers émettent leurs prédictions, ce qui augmente la pression, déjà énorme, que les canotiers se mettent sur les épaules.

Le soir, le sommeil est léger et difficile. On fait beaucoup de projection, mais néanmoins, il faut dormir. Au lever, le cœur bat déjà à 200 battements par minute. Le grand jour pour lequel on s’entraîne des centaines d’heures par été est enfin arrivé. Notre événement à nous, chez nous, notre Superbowl!

On se prépare à quitter l’hôtel et se diriger vers le lieu de départ. On débarque les canots, installe nos rames, colle nos gels énergétiques sur les bords du canot on donne nos dernières recommandations aux ravitailleurs et hop on se dirige vers la ligne de départ. Après s’être échauffé et évalué le courant, on se rend sur la ligne de départ. Le courant est très fort et juste s’aligner sur le câble est toute une épreuve. Personne ne parle. On écoute tous les hymnes nationaux. La dernière note du Ô Canada termine. On peut entendre une mouche voler et soudain, le départ est lancé! Une libération.

Tout cet entraînement, toutes ces heures passées sur l’eau, en gymnase et à la course ne servent qu’à une chose : dépasser ses limites et vous donner tout un spectacle!

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Vous pourrez vivre cette édition comme jamais auparavant avec la Webdiffusion et sentir l’augmentation des fréquences cardiaques des athlètes.

Dites-vous que de grandes choses débutent la ou la zone de confort se termine,

Bonne classique à tous!

Dominic Thibault

L’alimentation pour de meilleures performances

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Lorsqu’on pratique un sport d’endurance où le volume d’entraînement est particulièrement important, comme le marathon, l’alimentation devient un facteur important à prendre en considération si on veut maximiser les performances. Hors de tout doute, une alimentation riche en glucides est indispensable pour fournir à vos muscles l’énergie nécessaire durant l’effort puisqu’ils représentent le principal carburant du corps humain. Les réserves en sucres permettent de soutenir le métabolisme pendant près de 2 heures, après quoi elles s’épuisent. C’est pourquoi on recommande souvent un apport supplémentaire en glucides lors des efforts de plus d’une heure afin d’éviter l’épuisement complet des réserves.

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AVANT – Dans cette optique, on misera sur un repas riche glucides avec une quantité modérée de lipides et de protéines s’il est pris 3 à 4 heures avant le départ (exemple: 2 rôties avec confiture, un verre de lait et 1 fruit pour le déjeuner, un wrap au poulet, salade, tomate et une banane pour le dîner). Si vous prévoyez plutôt manger 1 à 2 heures avant votre course, optez pour une collation fournissant principalement des glucides et très peu de fibres, lipides et protéines tels qu’une barre aux figues, un yogourt grec avec un fruit frais, etc. La digestion des lipides et des protéines étant beaucoup plus lente, cette collation fournira le maximum d’énergie à votre corps sans lui causer de l’inconfort.

PENDANT – Si l’effort dure plus de 60 minutes, la consommation d’aliments riches en glucides est de mise (boissons pour sportifs, barres, jujubes, etc.). On vise généralement une consommation de 30 à 60 g à l’heure.

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186dd587a834d8c6b84c1288a3a50ff7APRÈS – La consommation de glucides après l’activité physique est tout autant importante puisqu’elle permet de refaire les réserves du corps et vous assure une bonne récupération. À ce moment, vous pouvez opter pour une collation contenant également une quantité modérée de protéines, qui permettra, de son côté, la réparation de vos muscles qui se brisent à l’effort. Un ratio de 3 grammes de glucides pour 1 gramme de protéines est généralement suffisant pour obtenir une bonne récupération.

Lorsqu’on parle d’une bonne alimentation, il ne faut surtout pas oublier une bonne hydratation. Son rôle est primordial dans la performance sportive puisqu’elle permet de réguler la température de votre corps, de faciliter la circulation sanguine, de transporter l’oxygène, les glucides et les autres nutriments que vous mangez, etc. Il est donc essentiel de bien s’hydrater avant, pendant et après l’effort. Si celui-ci dure moins d’une heure, l’eau suffira pour combler vos besoins d’hydratation. S’il se poursuit au-delà de 60 minutes, la consommation d’un breuvage contenant des glucides et des électrolytes (sels) est préférable (exemple : boissons pour sportifs de type Gatorade).

N’oubliez surtout pas que chacun réagit différemment à l’alimentation. Donc, la meilleure façon de faire est de tester vos propres collations et repas avant vos entrainements pour trouver la combinaison gagnante pour le jour J.

Caroline Lamy

La rivière St-Maurice : une partie de mes repères

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Élevée à Shawinigan et y ayant passé toute ma jeunesse, la rivière Saint-Maurice a toujours fait partie de ma vie. Elle a bercé mon enfance et est liée à de multiples souvenirs! Toute jeune, je descendais dans la « coulée » derrière chez moi, traversais les rails du chemin de fer pour atteindre la rivière et m’y baigner. Quel plaisir de pique-niquer sur ses rives avec ma famille! Mon grand frère y a taquiné ses premiers poissons. Il devait faire attention de ne pas accrocher son hameçon en pêchant trop près des estacades!

Les « pitounes » qu’elles contenaient étaient le résultat du travail acharné de plusieurs générations de travailleurs forestiers, comme mon grand-père. Il a travaillé en forêt avec bonheur une partie de sa vie, alimentant la rivière de son lot d’arbres fraîchement abattus.

Malgré que la rivière a fait longtemps office de convoyeur géant pour l’industrie forestière (le flottage prendra fin seulement en 1995!) elle gardait toute sa majesté. Quels paysages elle nous offrait (et nous offre encore) sur la route de La Tuque avec ses parois encaissées et son parcours sinueux! C’est avec raison l’une des plus belles routes au Québec.

La rivière m’a aussi permis d’occuper un des emplois d’été que j’ai le plus apprécié : celui de guide touristique pour les installations hydroélectriques de Shawinigan. C’est à cette occasion que j’ai pleinement réalisée à quel point la Saint-Maurice avait façonné le destin de Shawinigan. En effet, au début du siècle, ses chutes étaient considérées comme les plus intéressantes en Amérique du Nord en termes de potentiel hydroélectrique. De plus, étant situé non loin des grands centres, Shawinigan avait tout pour plaire aux investisseurs. Fondée en 1898, la Shawinigan Water and Power y exploitera une première centrale en 1902 et fournira en électricité la ville de Montréal dès 1903, grâce à une ligne de transport de 50 000 volts, la plus longue et la plus puissante au Canada à cette époque!

La présence d’électricité a suscité également l’implantation de plusieurs autres industries gourmandes en énergie, dont la production d’aluminium. Cela nécessitera des agrandissements et l’installation de nouvelles centrales.

20160809_140855Plus étonnant encore, la Shawinigan Water and Power est à l’origine de l’organisation urbaine que l’on retrouve aujourd’hui dans les premiers quartiers de Shawinigan grâce à sa volonté de créer un espace urbain intéressant pour les citoyens. En effet, la construction des bâtiments a été effectuée suite à l’élaboration d’un plan d’urbanisme pour la ville. Depuis, bien de l’eau a coulé sous les ponts qui enjambent la rivière. La splendeur industrielle de la région s’est amoindrie, mais la rivière a été, et demeure, un moteur puissant de développement. L’industrie touristique et du loisir la mettent en valeur.  La Cité de l’Énergie en est un bon exemple, car elle permet de se replonger dans cette merveilleuse épopée et d’admirer le génie créatif de Bryan Perro qui intègre la rivière dans un spectacle haut en couleurs

Ce qui me rend encore plus fière aujourd’hui, c’est que grâce aux citoyens et municipalités riveraines ainsi qu’à l’industrie touristique, nous sommes maintenant en mesure d’en profiter de plus en plus. Le balisage de la rivière jusqu’à La Tuque, le développement de sports nautiques tout au long de son parcours et l’aménagement de ses berges nous redonnent accès à ce joyau inestimable. Profitons-en!

Isabelle Bordeleau

Ode au K2

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Ce jour-là, j’ai été envahi d’une volonté à tout casser. Le genre de volonté qui m’aurait empêché de lâcher le gym après seulement 3 semaines. 3 semaines, JE SAIS. Ma motivation m’a fui comme la peste, puis j’ai acheté un abonnement d’un an. Ça fait que ce jour-là, j’ai appelé des copains et on est allés en kayak jusqu’aux chutes Waber au parc national de la Mauricie.

 Entre vous et moi, qu’on se le dise, je suis plus squelettique qu’athlétique. Pour m’aider à survivre les quelques kilomètres menant à l’apogée d’une beauté de la nature, les chutes Waber, mon amie et moi avons décidé de prendre un kayak K2. Mauvaise idée. Un kayak double c’est un peu comme un vélo tandem : le premier travaille corps et âme pour avancer et l’autre s’occupe de…pas grand chose. Le premier, c’était moi. Si le découragement avait un visage, il aurait probablement le mien. Celui d’un homme épuisé, fatigué et prêt à donner sa vie pour un moteur deux-temps.

Je ne sais pas si vous avez déjà regardé un duo de kayakistes dans leur embarcation, mais c’est splendide. Les pagaies parfaitement synchronisées, repoussant l’eau pour se propulser vers l’avant, illustrent toute la grâce qu’un aviron de fibre de carbone peut contenir. Oui, ça peut être gracieux du carbone. Les deux athlètes terminent chaque mouvement avec précision et synchronisme comme s’ils étaient pris dans une danse. Le mariage irréprochable d’un athlète et son sport. La pagaie et la main sont fusionnées de façon à ce que toute la fluidité du coup d’aviron éblouisse le spectateur. De l’art visuel pur et dur.

Si seulement ça avait été nous.

De la fluidité? C’est quoi ça?

On a tourné en rond pendant une bonne quinzaine de minutes avant de trouver comment avancer convenablement. Le point positif c’est que nous avons pu voir le paysage du parc national en 360 degrés. C’est très beau. Je vous jure. Un aussi beau paysage, une aussi belle vue en Mauricie, il faut en profiter!

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Je vous rassure, nous sommes finalement arrivées aux chutes Waber où nous avons fait un pique-nique et profité du soleil. Un travail acharné pour arriver à la quintessence du bonheur : un moment parfait avec ses amis.

Après cette journée, j’ai développé une admiration sans bornes envers les kayakistes. Ils ont tout mon respect.

Pour ma part, du k2 je n’en ai jamais refait.

Du K quoi? Jamais entendu parler.

Carl Milette